VOILA LKS GARDIENS DE LA PAIX
La Paix ? J.o premier qui y louclio, je
iieltc (le \lolocii. (La Chronique Amustwlc, oclobre 1897.)
« LUI
PaFCfwrez le Grelot, le Pétard, le Troupier, le Pilori, la Bombe, la Jeune Garde, la Silhouette, même le Triboulet — comme toujours, un seul fait exception, le Don Quichotte, avec le regrettté Gilbert- Martin, — c'est dans toute son éloquence le triomphe de l'injure graphique.
Ainsi le décrétait un chauvinisme stupide qui est, à proprement . parler, le microbe du patriotisme. En voulez-vous des preuves ?
En 1891, quand un groupe de peintres décide d'exposer à Berlin — ce qui était bien son droit et n'engageait en aucune façon le pays , — le Grelot, par le crayon de Pépin, représente l'Empereur et Détaille, et la légende porte : « A Berlin ! A Berlin! Qu'ils y restent! « ^'v^ En cette même année, quand Paris arrive, enfin, à avoir Lohengrin sur la scène de l'Opéra — soirée historique dont il me souviendra longtemps, — le même Pépin représente Guillaume en soudard, une chope en main et avec cette légende : « L' Allemagne triomphante ! Es-tu content mon Empereur? »
Comme si la représentation d'un chef-d'œuvre musical, allemand, pouvait impliquer une idée quelconque de triomphe politique pour l'Allemagne et de défaite pour la France !
Guillaume est-il malade ? Cette même caricature, dont on ne saurait trop admirer le bon goût, le représente se traînant avec peine sur des béquilles, la goutte au pied et le visage disparaissant sous un bandeau. Ça va mieux! dit l'auteur du dessin, Louis Tauzin. Et, dans le même esprit, une autre image le montre traîné dans une petite voiture où il est affalé comme un gaga. Quelle dèche, mon Empereur ! dit Bismarck.
Au-dessous d'autres images — sujet et dessins quelconques — on lira : « Si les Prussiens ont faim, leur Empereur, lui, n'a pas soif! « « Le coucou chante surtout en Allemagne, » — et le cornard est un très haut et puissant personnage; — « Kss, kss, apporte — Tape^ derrière! » — et l'on voit Guillaume et l'Italie, bandits de grand chemin, courant après la R. F. en voiture avec ses sacs de millions.
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