‹ "Lui" devant l'objectif caricaturalChapitre 29 sur 95 · LOGIQUE MAROCAINS · texte numérisé non relu

LOGIQUE MAROCAINS

I/Euiperenr Guillaume a engagé un Marocain connue chapeau chinois pour le i" régiment de la garde, ('/.es Journaux.)

— iN'eût-il pas été b'en plus logique qu'il l'engageât comme porteur du bonnet de la Folie.

(Neue Glûhlichter, de Vienne, août igoS.)

« LUI

vants, très actualistes — Figaro avec les croquis de Juch, autant de petites merveilles d'esprit, Hitmoristische Blœtter, Der Floh, Kikeriki, avec ses séries de vignettes minuscules accommodant à

toutes les sauces les hommes du jour; Wiener Caricaturen, Die Bombe, et même les socialistes Neiie Gliihlichter, — sont autant de pages mordantes dirigées contre les faits et gestes du souverain allié.

Du reste, même conception, même façon de procéder qu'en Italie.

Ne touchez pas à François-Joseph; mais faites ce que vous voudrez de Victor- Emmanuel et de Guillaume!

Guillaume II, Imperator et Rex! Que-ce soient ses actes politiques, ou ses actes privés, les crayons viennois ne le laissent guère .en. paix et ne le ménagent guère. Certaine image des Hiimoristische Blœtter (toast porté par Guillaume, en 1892, lors de son entrevue avec le Tsaf Alexandre III) est bien., la plus irrévérencieuse que. jé sache. En politique, l'on sent percer comme une joie intime alors que le crayon peut annoter, illustrer quelque échec retentissant subi par l'allié, le bon voisin.

C'est si bon, la rosserie! Et vraiment ces images sont rosses. Dans les faits et

lier

RETOUR .\U PAYS Guillaume. — Je me serais ocpcridanl vdlmisouhailé une heureuse snilc à innn

(Der Floh. de A iciiric, r,)i.:!.) * On lui préseule les r.i|i|ii)rls sur Ir

cléricales.

menées

CARICATURES DES DIFFÉRENTS PAYS

gestes de la vie, même les plus quelconques, Guillaume se trouve ainsi avoir ses joyeux humoristes. Voyez-le, avec Edouard, lui aussi Imperator et Rex (mais Rex avant), provoquant en champ clos tous ks tailleurs de. la terre; voyez-le distribuant ses ordres, ses décorations à Stœssel et à Nogi. Et quelle redingote de coupe triomphale! Un Déroulède [qui aurait passé par l'Empire!

Voyez-le flirtant avec Messieurs les cardinaux, devenus ses généraux; voyez-le remerciant. Bùlow d'avoir su dresser les diplomates comme des lions de cirque. Quel œil! quel sourire! Il a les deux.

Et toutes les expressions, toutes les physionomies multiples de l'homme se trouvent sur ces caricatures qui vont du jeune souverain encore timide — le souverain qui prend sur ses genoux Bismarck et Gaprivi réconciliés; le souverain qui reçoit Buchholz dans son palais et lui offre, en camarade, un bock, — à l'Empereur toutpuissant et désabusé, n'ayant pas encore pu trouver l'action d'éclat qu'il rêve depuis si longtemps — tel le Guillaume cherchant à redonner courage à Nicolas. Vienne nous fournira même des Guillaume- Lohengrin à l'usage des jeunes filles. Que veut-on de plus?

En tout cas, il est bon qu'on ^.^-^ victoire diplomatique

le sache et qu'on le montre, s'il — c'est auv déinarclies, pleines de tact et do

rr- ■ ;• délicatesse, de la diplomatie, que l'on doit

existe encore une 1 ripllce poli- ^l'avoir pu liiompher de toutes les difficultés

ti'niiP cpttp Trinlice ne s'est qui s'opposaient à l'accolade fraternelle de

tique, cette l ripuce ne b eb>L /-Empereur d'Allemagne et du Roi d'Italie.

jamais étendue à la caricature, (Wiener Carkaluren, içjoS.)

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