‹ "Lui" devant l'objectif caricaturalChapitre 61 sur 95 · LE NORD » RETARDE · texte numérisé non relu

LE NORD » RETARDE

Guillaume II à Edouard VII. — Notre cousin le Sultan est plus moderne que nous... Il n" en est plus à la chasse aux lapins.

Caricature de 11. Koreslier. (Le Pusse-Partout. de Genève, aG septembre lyoï.)

*Sur Giiillauine. cliasseur ('irtérile. dont les futèles sujets se disputent, aux Halles centrales de Berlin, les piétés él iqiielées : « Tiiê par S. M. l'Empereur allemand, le... à... », on ne lira pas sans intérèl les délails suivants :

a De ses evploils t vncfiél itpies, illieiit une coniptabililé des plus méticuleuses. Depuis 1873, ilatc (le son premier pci inis de i liasse, un sail le ii(iiidii-e evacl et l'espèce du gibier abattu

|iar son auKUsl(i fusil. Voici l e rariicl, com ncé le i" jainier 187a et arrêté le i""" janvier

1900 : « 1,223 cei fs. [.'I(i7 daims, 2,j'i8 sanfrliers, 771 clievreuils, 17,410 lièvres, 11 renards, r 31 chamois, lapins, 77 co(is de l)ruyère, 13,730 fai-sans, 697 perdreaux, Ofi canards

sauv ages, gfj grouses, 3 bécasses, 3 blaireaux, 3 rennes, 3 auroclis, i baleine, Si ours et i,3o8 animaux divers.

» Au total : .''io,9.")7 pièces. »

Ne serait-ce pas le record des souverains ? A moins que le roi d'Italie nejpuisse entrer^en lice avec lui.

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LE RAPPROCHEMENT DE LA FRANCE ET DE l'aLLEMAGNE

Marianne, à Guillaume. — Mon cher, pourquoi viens-tu ici avec cet ennuyeux personnage, laisse-le dorénavant chez lui.

Caricature de Johann Braakensiek. [Weekblad voor Nederland, d'Amsterdam, 1901.)

* L'ennuyeux personnage, c'est le roi Edouard, mais on peut se demander si en plaçant cette appréciation dans la bouche de Marianne, le caricaturiste hollandais a vu bien juste, car le plus ennuyé, apparemment, doit être plutôt Guillaume pour lequel l'Angleterre et son roi sont un obstacle sérieux au rapprochement franco-allemand.

La vérité est que la France occupe une grande place dans la pensée de Guillaume II qui voudrait noas tenir sous le charme de cette atmosphère sympathique, qu'on dit se dégager de lui, et qu'il a pour nous toutes les séductions que je me suis plu à énumérerdans la seconde édition de mon livre, La France jugée par l'Allemagne.

Rapprochement — Accord — Voulez-vous de moi? — On ne rencontre que cela dans les images qui mettent en présence M"" Marianne et Guillaume. Qu'ils soient autrichiens, suiss;;s ou hollandais, les crayons sont unanimes sur ce chapitre.

oh! COM151i:N AMÉRICAIN, DITES DONC ! l,c l'rinre Henri (fn-ie do l'eiriporeur) s'exprimant, en palois américain. — Je me suisjolimciil, amusé el j'ai jolinioni bien travaillé !

L'Eiiijwieur d'ylllemiigne. — Oli ! quel chic langage ! Tu vas me l'apprendre, dis, tout de suite.

(Punch, de Londres, 19 mars 1903.)

* Des discussions evirèmeraent violentes ont en lien à plusieurs leprises, entre l'Empereur et son cadet et ce dernier, non sculpuierit se perniel alors une giando liberté de langage, mais use volontiers de mots d'ai';.;i)l, C'c'sl rirré\ ércMciru\ de la l'aniille I

L1-: Mi'iLLi'.uR (litt., le plus beau) des chosks désagréables

l.'liDiuiiif ilii reiilre bavarois (i-iilri» deux l(Mi\). ■— S'il me l'alliiit, à loul; prix, clioisir entre M-cs (Icu.v clioscs ilosiigréablcs, ce serail euecire celle-là que je })réréi'erai.s.

( \l iciivr C.iiricatnren. n'i adùl. r()oa.)

* En 1901,1a majorité cli'i icaie iln iMinlI'iiy l)a^al■<li^ a\ail rel'iisi'' le Mileirnn ci-édil de 100,000 marks pour le bud-el des liean\ -ails, lidiuaiil (|ne l l^lat aciielait, des (vuvies trop court \èlues. Cuillauuie. iiidifiiié. li'l(\L:ia|iliia de Swliieniunde au prince-récent, hii ■cxpriniaid lonU' son i nd it: 1 la I ion devaiil celle odieuse i iiij lal i I ude pour la maison do \\ illelshacli. pnileclricc drs lieaux ai ls, cl lui ollVaid la Miinine l'el'usée [jar son Parlement. Mais le prince-ifi;i iil ^ul l'elnser dii^iiemeid les pieseiils d \ila\erxès. Tontelbis, l'aimée -uixanic, le Ijindlug i]i> n'Iahlil piiiiil li' cii'dil el l' Ijii prici 1 1- Guillaume perdit encore un pi'ii de sa popuiaiile dans le Sud. D'où la (arii.duii' ilii journal viennois montrant liMh'pule callioli(ino ([netqnc peu pei ple\e eidn- ( r< dci 1 \ o'u \ res, le buste de l'Empereur <jt une \ ictoire court vélue, (pioiqu il se pronoiK r poui- relie derjiicre.

LES GÉNÉRAUX BOKRS A HKRLIN Le spectre de Bismarck, ;i l'Eiupereur Guillamne. — Quoi, un tout puissant Empereur... avoir peur de trois Bocr.s !

Caricatur.3 de Johann Braaiiensieli.. (Weekbiad voor Nedi-rlaml. 19 oclolu'c 1993.;

DISCOURS d'kNTKRRKMKNT

L'Empereur (sur le roi des canons, Krupp). — Voyez, mes lidèles, ce que nous sommes ! Celui dont les canons ont doimé du pain à tant de milliers d'êtres humains, celui-là n'est plus ; mais moi, Vultima ratio, j'y suis toujours, et je tiens sur la tête rtn tel bouclier, que mènie le canon Krupp ne le saurait percer !

{Bolond Islock, de Buda PesHi, 3o novembre 1902.)

*Caricature relalive à la mort d'Alfi'ed Knipp, le gr;ui(l iiidusliicl alleinanil. fournisseur en quelque sorte allitré de l'arlillcrie alleiiiaiidc. cl ami personnel de l'Kmiici i'nr ('■iiillaume. L'Empereur alla souveni lui rendre visite à i'sseï] el, chaque fois, il y élail ivrii a\ ec une pompe véritablement royale! Sa haute esl i me pour Krupp provenait snitmit de ce qu'il estimait que ce patron milliardaii-c a\ail su licurciisciiicut rcsouilr-c la (picslimi ouvriiTc. Presque à chacune <le ses visites, il pinnom a 1111 discnui s dc\ aul (piclipics milliers il iiu\ ri. -rs.

Le discours des funérailles, parlicnlici-cnicid pompeux. puis(pi'il s'af;issait de \C]i;;('['la mémoire attaquée de son ami (d(^s at lUsal imi'- d'oidrc intime, ipi'il ne nous appartient pas de divulguer ici, avaieni élé toiniuli'cs 1 nnlre MIiimI kruppi l'nl im|>rimé (M dislriliué aux grands ])alr<)ns pour être ariicln'' «lan^ li'- usines, iians ce discours d'adieu, Ciuillaume avait fendu l'air de .son inviiuible t'pie et menacé l'ennemi de son ('■ncri/ie de fer; d'oii la caricature du journal hongrois.

l'empereur allemand et le prince royal dans leur querelle

CONTRE l'opposition Le Prince Royal. — Je vous aiderai, mon père!

L'Empereur. — Silence, mon fils ! Plus nous parlons, plus le monstre se déchaîne furieux.

Caricature de Johann Braakensiek. {Weekblad voor Nederland, d'Amsterdam, i" février igoS.)

* Sur les têtes de l'hydre, on lit : Socialisme, Agrariens, Centre, Libéraux, Amérique, Angleterre, c'est-à-dire tous les ennemis de l'Empire. Il est à remarquer que jamais la France ne figure parmi ceux-ci.

Le Kronprin^ fit ses débuts dans la carrière politique par un discours prononcé à 011s, dans lequel il félicitait les ouvriers de cette ville « de n'avoir rien de commun avec ces misérables qui osèrent toucher à l'honneur d'un homme allemand » (l'histoire de la mort de Krupp). Or, certaines différences d'interprétation firent que ce discours donna lieu à des polémiques violentes et même à une interpellation au Reichstag, à la suite de laquelle le socialiste opportuniste Wollman s'écria : « Que nous veut ce jeune homme ?

Dès lors, le jeune Kronprin^, auquel on avait prêté des idées libérales, fut rangé par tous aux côtés de l'Empereur, et la caricature le représenta venant, comme ici, au secours de son père.

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