Mercure galant, juin i685, p. 3i
3. Le Mercure de juillet donne une longue description de cette fète. Les paroles de Y Idylle de Sceaux étaient de Racine.
pour célébrer la trêve de Ratisbonne, et reprise à Versailles et à Paris avec VEglogue de Versailles déjà jouée en 1668, sous le titre de la Grotte de Versailles. C'est, au mois d'octobre à Fontainebleau, le ballet du Temple de la Paix, dont Monseigneur, admirateur passionné de Lully, avait assidûment surveillé les répétitions; ce ballet ne cessa qu'en novembre, au moment de la mort du prince de Gonti, mais fut continué à Paris en attendant Armide \
Ici encore, le roi s'était fait le collaborateur de Lully et de Quinault, en choisissant le sujet ; le musicien, dans sa dédicace au souverain, exprime l'empressement qu'il a mis à écrire la partition, malgré un mal dangereux qui l'avait surpris ; « le désir ardent que j'avais de l'achever, continue Baptiste, dans le temps que Votre Majesté le souhaitait, m'a fait oublier le péril où j'étois exposé et m'a touché plus vivement que les plus violentes douleurs que j'ay souffertes2 ».
A cette maladie s'ajoutaient des chagrins de famille ; la déplorable conduite de son fils Louis lui causait les plus graves préoccupations, et Lully avait dû le faire enfermer à Charenton, dans la maison des religieux de la Charité3.
1. Mercure galant, novembre i685, p. 198. Anecdotes dramatiques, II, pp. 212, 2l3.