‹ LullyChapitre 9 sur 65 · Arch. nat. O' 16. f°,s · texte numérisé non relu

Arch. nat. O' 16. f°,s

2. « La clause, disent de même Sourdéac et Champeron, aurait été retirée sur la plainte que le sieur de Moliércs iit au roi de la partde tous les comédiens... la chose a esté réformée dans de secondes lettres, marque indubitable qu'il y avait eu surprise dans les premières ». Couses et moyens pour Sourdéac et Champeron. Nuitter et Thoinan, Loc. cit. p. i36).

de Topera; de toutes parts surgissent des oppositions à l'enregistrement de son privilège. Du 19 au 29 mars, Sourdéac et Champéron. > Sablières et Guiehard, enfin, Molière et les comédiens élèvent leurs protestations. De son côté, Colbert, chez qui le courtisan apparaît derrière le ministre, prend maintenant fait et cause pour Lully. Le 24 mars, il écrit au procureur général de Harlav en lui recomnïandant de presser l'affaire1, pendant que Baptiste tout en manœuvrant de front sur le terrain du droit contre Sourdéac et Champéron, opère, par la voie administrative, un dangereux mouvement tournant; quinze jours après la signature des Lettres patentes, le 3o mars 1672, la Reynie reçoit du roi Tordre de fermer le théâtre de la rue Mazarine sur lequel continuaient avec un grand succès les représentations des Peines et des Plaisirs de l'Amour, la délicate pastorale de Cambert et Gilbert. La police exécuta cet ordre le ier avril.

Jetés brutalement sur le pavé, Cambert et les chanteurs réclament le montant de leurs gages^.. et l'affaire menaçait de s'éterniser dans le maquis de la procédure, quand Lully, une fois de plus, agit avec fermeté et décision'; il va encore au roi et obtient, à la date du 14 avril, un arrêt du

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