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CHAPITRE IV

La leuco dans le lupus érythémateux.

Il devient donc très intéressant, avant tout début de traitement de voir comment réagiront nos érythémateux lupiques aux médicaments antisyphilitiques.

Tous nos malades ont donc été soumis à cette épreuve.

L'étude des observations nous amène aux consta-

tations suivantes :

10 Tous nos lupus érythémateux ont donné une leuco-réaction positive à un des antisyphilitiques connus ;

29 Lorsqu'ils ont d’abord été négatifs à un premier, ils ont toujours réagi positivement à un deuxième ou à un troisième dans la série ;

39 Lorsqu'on traite le malade au médicament choisi. les lésions ont toujours été améliorées, et sont porfois disparues momentanément.

Nous remarquons en outre, que dans la série des antisyphilitiques, c'est le Bi qui donne le plus souvent une leuco-réaction positive, et par là-même les meil-

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leurs résultats, ce qui concorde parfaitement avec les statistiques de traitements jusqu'ici publiées.

Mais cette concordance est peut-être due à ce fait que nous avons très souvent commencé à interroger l’organisme avec des sels de Bi, habituellement plus maniables et moins dangereux.

Quand nous pratiquons une leuco-réaction, nous ne savons pas comment réagira le malade et quel sera le résultat de cette courte épreuve thérapeutique. Il est donc normal de commencer par le médicament qui présente le moins de risques.

Nos observations prouvent d’ailleurs que nous ne nous sommes pas bornés aux sels de Bi, et lorsque ceux-ci ont donné une leuco-réaction négative, nous avons éprouvé tantôt les arsenicaux et tantôt le mercure.

Cette première étude nous aura permis de mettre toujours en évidence le terrain syphilitique dans le lupus érythémateux. Mais l’examen des observations nous montre que, même dans les cas les plus favorables, la disparition n’est pas durable, et après quelques semaines, parfois quelques mois, malgré ce traitement unispécifique il y a récidive ; nous nous efforcerons d’expliquer ce fait dans la troisième partie.

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