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CHAPITRE I

Historique.

Si l’on voit les antisyphilitiques guérir le lupus érythémateux, il est non moins fréquent de voir les sels d’or donner des succès dans le traitement de cette affection.

Certaines statistiques ont d’ailleurs mis la tuberculose en évidence dans 90 et même 100 % des cas de lupus érythémateux (Schaumann). L’or était donc justifié.

Dès 1890, Koch montra in vitro l’action d’une solution d’or contre le bacille tuberculeux. Mais, alors que la médication aurique fut employée dès 1913, par Bruck et Glück dans le domaine de la tuberculose cutanée, ce ne fut qu’en 1921, que Kohrs l’appliqua au

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En France, à la suite de la création de l’allochry sine, par Lumière, en 1922 de Ja Crisalbine (de Fourneau) et de la Thiochrysine (de Sarvonat) en 1924, l’aurothérapie prit son essor. *

Dès lors, on utilisa les sels d’or — comme autrefois les arsenicaux et les sels de Bi — avec le même espoir et la même confiance.

Les statistiques montrent d’ailleurs que les résultats sont du même ordre; quelques guérisons, souvent des améliorations, beaucoup de récidives.

Sur 56 malades, MM. Schaumann et Karl Heden notaient :

26 disparitions complètes (46,4%), 21 disparitions presques complètes (37 %), 7 améliorations importantes (12,5%), 2 échecs (3,6 %).

dans une publication à la Société de Dermatologie le 127 décembre 1927, sur le « traitement du lupus érythémateux par le Krysolgan ».

Ils ajoutaient d’ailleurs : « Le traitement du lupus érythémateux par le Krysolgan ne constitue pas toutefois un traitement idéal et n'exclut nullement les récidives ».

Petges, totalisant les statistiques publiées par les différents auteurs, observe sur 527 cas traités la guérison dans 58 % des cas, des améliorations dans 28% ét des échecs dans 14 %.

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