INTRODUCTION
Le traitement du lupus érythémateux a été longtemps considéré comme un des plus difficiles et des plus décevants de la thérapeutique dermatologique..
Pendant de longues années, il a reposé à peu près uniquement sur les différentes méthodes de la thérapeutique externe. Certes, le progrès réalisé dans cette voie par l'emploi de la neige carbonique est immense, mais il faut reconnaître qu’on ne peut ainsi obtenir de résultat complet; la neige agit uniquement sur les points traités et cette action purement locale — si bonne soit-elle, — ne touche en rien la maladie elle-même qui peut se révéler tôt ou tard par de nouvelles lésions.
Un traitement interne, général, serait seul vraiment efficace et durable.
Plusieurs médications ont été proposées. Parmi celles-ci nous retiendrons les antisyphilitiques et les sels d’or.
Dans la première partie de cette thèse, nous étudierons la valeur des antisyphilitiques dans le traite-
ment du lupus érythémateux.
ÉMIOTE
Après un aperçu historique de cette thérapeutique, nous indiquerons les résultats qu’elle a donnés entre les mains des différents auteurs et dans les nôtres, grâce à la méthode employée dans le Service de dermato-vénéréologie du D' Gouin à l’hôpital de Brest.
La deuxième partie sera consacrée à une étude analogue de la chrysothérapie dans le lupus érythémateux. Nous constaterons qu’en suivant les mêmes principes que pour les antisyphilitiques, nous arrivons à des résultats comparables aux résultats publiés par de nombreux dermatologistes, mais sans enregistrer d'incidents cutanés ni d’accidents généraux.
A la lumière de ces faits, nous verrons s’il n’est pas possible d’instituer un traitement rationnel du lupus érythémateux, un traitement mixte qui associerait les antisyphilitiques et les sels d’or. Nous préciserons dans quelles conditions cette association est possible ; l’exposé de cette méthode, les résultats qu’elle donne et l’étude des observations feront l’objet
-de la troisième partie.