‹ Lupus Érythémateux: Traitement MixteChapitre 8 sur 38 · LORS LES · texte numérisé non relu

LORS LES

La première objection n’existerait plus si la guérison était obtenue avec le Bi. Or, c’est ce qu’ont constaté dans un cas MM. Hudelo et Rabut, et dans un autre MM. Lortat-Jacob et Legrain.

À ces deux faits cliniques, nous pouvons aujour-— d’hui ajouter deux observations analogues... »

C'était, semble-t-il, la consécration de la « preuve thérapeutique »... Mais le 8 mars 1928, M. A Sézary faisait, à la même société, au sujet du « traitement bismuthique du lupus érythémateux », les remarques suivantes :

« En l’absence de donnée pathogénique précise sur la nature de l’affection... nous supposerons que le Bi provoque un changement des conditions biologiques générales de l'organisme, à la faveur duquel survient la guérison. »

Et M. Ravaut remarquait que : « .. Sans vouloir trancher par ces résultats thérapeutiques la nature du lupus érythémateux, il n’en reste pas moins ce fait que les médicaments de la série antisyphilitique peuvent agir efficacement chez quelques malades pour lesquels, faute de preuve de l'infection évidente, il s’agit d’un terrain spécifique modifié par ces traitements. »

Ravaut admettait donc la preuve thérapeutique comme démontrant, non pas la nature syphilitique du lupus érythémateux, mais l’existence d’un terrain syphilitique chez le malade.

Nous faisons nôtre cette opinion du regretté der-

matologiste de Saint-Louis.

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