‹ Luther et le luthéranisme; étude faite d'après les sourcesChapitre 127 sur 283 · Le P. Weiss n'a pas donné suite à ce projet (N. d. T · texte numérisé non relu

Le P. Weiss n'a pas donné suite à ce projet (N. d. T

J'ai cité plus haut les paroles cTŒcolampade à Ambroise Blarer : dès le début, on devait peindre les sales papistes tels qu'il fallait, pour que personne ne crût plus à eux 4. Et c'est ce que l'on fit. En i5a4, le même Blarer intitulait un écrit : « Leur autorité est méprisée, leur habileté moquée, leur duplicité éventée, leur faste humilié ; ce que Dieu fait est bien fait2. »

En 1620, Luther lui-même écrivait à l'électeur de iMayence : « Le peuple est parfaitement édifié sur la valeur de l'état ecclésiastique ; il y a assez de chansons, de proverbes et d'épigrammes qui le prouvent surabondamment ; sur les murs, dans des productions de toute sorte, jusque sur des cartes à jouer, partout on met des caricatures sur les prêtres et sur les moines ; il suffit de voir ou d'entendre quelqu'un du clergé pour sentir se soulever lecœur ; l'état ecclésiastique ne peut plus subsister, et bien moins encore être remis en honneur 3. » Sur la vie anti-chrétienne des moines et des religieuses, avoue-t-il quelques années après, il avait paru tant d'écrits « que parmi les nôtres, dit-il, ces opuscules sont devenus fastidieux et que partout dans les rues les enfants chantent là-dessus à satiété4. » Et quelques autres années après, il écrit : a II est facile de se garder » des moines à froc et à tonsure ; « on les a peints assez souvent pour que tout le monde puisse

Page 1