Jbid., c. i5 (p. 334). Voir ci-dessous, p. a83, n
3. De sobrietate, c. 3 (Opp., Basileae, i56o, p. 90) : « Sic prorsus necesse est, ut artem sobrietatis quisque teneat, quatenus non carnem.sed vitia occidat. Saepe enim, dum in illa hostetn insequimur, etiam civem, queoa diligimus, trucidamus. » Il faut que la « sobriété » raisonnable « ita corpu» atténuât, ut mentira elevet
saint s'étend longuement sur cette vieille maxime. (Test la même doctrine que nous retrouvons en Espagne au commencement du xvt8 siècle ; dans la dixième addition à la première semaine de ses Exercices, saint Ignace ne permet la privation de nourriture et de sommeil, de même que toute autre mortification corporelle, qu'autant «que la nature n'en souffre pas de dommage, et qu'il ne s'ensuit aucune faiblesse ou maladie importante ». Quelques années auparavant, un théologien français que nous connaissons déjà, Raulin, si sévère pour lui-même, donne la discrétion à l'endroit des œuvres de pénitence comme une vertu nécessaire, tant pour le zèle privé d'un chacun *, que pour la conduite des confesseurs qui doivent imposer au pénitent une œuvre satisfactoire 2. Il est certain qu'aucun auteur reconnu dans l'Eglise
et regat, ne res humilitatis gignat superbiam, et vitia de virtute nascantur. Nam incassum per abstinentiam corpus atteritur, si inordinatis motib* dimissa mens vitiis dissipatur. Proinde per abstinentiam et sobrietatem vitia carnis extinguenda sunt, non caro. »
1. Jtinerarium Paradisi. De penitentia, sermo 31 (édit. Lugdun., i5i8), fol. 71 : « Aliquando motus vitiorum vult aliquis sine discretione excutere per penitentiam nimiam, adeo quod bona nature et gratie perdit. »
2. Ibid., sermo 28, fol. 65b : « Oportet ministrum (Dei) omnia disponere super penitentem in numéro, pondère et mcnsura. In eo enim débet esse discretio, que est omnium auriga virtutum in bello ex adverso omnium vitiorum. Ex quo necesse est, quod judicium ejus précédât discretio sicut auriga bigam ; alioquin non esset Deo neque hominibus acceptus. » Et sermo 31, fol. 71 : « Sacerdos débet esse cautus et discretus in penitentiis injungendis, ne se mensuret ad longas ulnas, subditos ad brèves... Discretio in sacerdote summopere querenda est, est enim non tantum virtus, sed auriga virtutum. »