‹ Luther et le luthéranisme; étude faite d'après les sourcesChapitre 180 sur 283 · Ed., /,8, 3o6 (i53o-i53a). Voir ci-dessus, p. 246, n · texte numérisé non relu

Ed., /,8, 3o6 (i53o-i53a). Voir ci-dessus, p. 246, n

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d'obéir. Il n'a pas, avec le serpent du paradis, à demander « pourquoi ». Ce n'est pas une victime que Dieu veut, c'est l'obéissance ; il n'a pas besoin de nos grandes actions, car il peut en faire de plus grandes : ce qu'il veut, c'est l'obéissance. Dans un acte très vil [en lui-même] peut se cacher une très précieuse obéissance, de même que dans un acte d'une utilité précieuse peut se cacher une désobéissance très vile1. » L'année suivante, il dit dans le même sens : « Quelles que soient les œuvres que nous fassions, si elles ne sont pas dans l'ordre de l'obéissance, elles sont souillées 2 ». « Les indociles se figurent être les plus sages et croient posséder l'esprit de l'Ecriture Sainte tout entière, les obéissants, au contraire, et c'est là ce qui fait leur bonheur, sont insensés pour l'amour de Dieu3 ». « Rien ne nous aveugle tant que le sens propre * » .

Ces passages datent précisément de l'époque où il ne croyait pouvoir trop recommander à Usingen la vie religieuse. Ces deux ordres défaits se corroborent l'un l'autre. Ainsi, tandis que les assertions postérieures seront en contradiction avec les précédentes, celles qu'il émet alors concordent parfaitement.

i. Dictata m Psallerium. Weim., III, 18 (i5i3). J'ai résumé ici en me servant des paroles de Luther ce qui se trouve dans ce pas sage d'une manière plus développée.

2. Ibid., IX, 3o6 : « Igitur quodeunque opus facimus, sine relatione ad obedientiam est maculatum. »

3. Ibid,, IV, p. 212, i (fin de i5i4): « Isti autem stulti sunt propter Deum, et in hoc ipso beati. »

4. Ibid., IV, p. i36, 34 : « Nihil enim profondius excœoat quam proprius sensus. »

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