‹ Luther et le luthéranisme; étude faite d'après les sourcesChapitre 196 sur 283 · DIEU, J.-C, LÀ CROIX · texte numérisé non relu

DIEU, J.-C, LÀ CROIX

Les âmes des fidèles reposent dans le sein de la miséricorde divine1, et à la secrète de la messe pour ses confrères défunts, Luther demandait qu'elle fût sans bornes2. C'est la même pensée dans une autre oraison où la miséricorde de Dieu est célébrée comme aussi incommensurable que sa majesté3. C'est en nous épargnant, en ayant pitié de nous que Dieu manifeste surtout sa toute-puissance 4. Voilà pourquoi dans ses supplications l'Eglise unit si souvent la toutepuissance de Dieu à sa miséricorde5. Voilà pourquoi elle appelait et appelle encore Dieu, le « Seigneur des

1. Deus in cujus miseratione animac fidelium requiescunt. » Pro in cimiterio sepultis. Spéciale, etc., fol. i36. Dans le Missel, fol. a3i, mais sans « in ». D'aprèï le chap. 27 de YOrdinarium des .ermites, ils devaient réciter cette oraison toutes les fois qu'ils traversaient le cimetière. Dans ce même Ordinarium (c. a/j), nous trouvons encore cette disposition : « In fine omnium horarum dicatur : « Fidelium animœ per misericordiam Dei requiescant in pace. » D'ailleurs, c'était et c'est encore une coutume universelle.

2. Missel, fol. 281 : « Deus cujus misericordiae non est numerus. » Elle se trouve aussi à la messe pro commendatis, dans le Spéciale missarum secundum chorum Herbipolensem (i5og), fol. i35\

3. Deus infiniUe misericordiœ et majestatis immenses », etc. Voir A. Franz, Das Rituale von S* Florian aus dem 12. Jahrhundert (190/1), p. u5. Voilà pourquoi la miséricorde de Dieu est ineffable: « Ineffabilem nobis... misericordiam tuam clementer ostende. » Bréviaire, fol. 434.

h. X° dimanche après la Pentecôte .: « Deus qui omnipotantiam tuam parcendo maxime et miserando manifestas, multiplica super nos misericordiam tuam », etc. Missel, fol. ika. Hugues de S'-CiiEit (in Psalmos, éd. Venetiis, 1703, fol. -289*), aussi bien que S' Thomas (i\ 2", qu. n3, a. 9) et Nicolas de Niise (Nice) (Opus ■par Sentent., Rothomagi 1609, tr. 5, parte a1, portio 3, qu. 1), s'appuient sur cette oraison.

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