‹ Luther et le luthéranisme; étude faite d'après les sourcesChapitre 254 sur 283 · Voir, ci-dessus, p. l\l\7, n · texte numérisé non relu

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tence de l'Eglise du seul article de la justification par la foi1. Car plus tard comme au début, il n'est jamais parvenu à se faire de la foi une idée juste et durable, et jusqu'à nos jours, la théologie protestante a conservé ce vice originel. « On discute toujours, avouait le théologien protestant Lechler, sur la partie positive du concept paulinien de la foi2 ». Bien plus, en proclamant le « servage » de la volonté, Luther a fait de la foi, dans le processus de la justification, un pur non-sens, ainsi que nous le verrons plus loin3.

Les citations qui précèdent, tirées du Commentaire sur l'Epître aux Romains, projettent une merveilleuse lumière sur l'assertion des théologiens protestants, que, « dans sa détresse profonde », Luther a cherché la certitude du salut. Dans les premières années, ce fut plutôt le contraire qui eut lieu. D'ailleurs, il dit dans le même Commentaire : Ceux qui savent que celui-là seul est juste « à qui le Seigneur n'impute pas de péché », « ignorent quand ils sont justes, car ils ne le sont que par Dieu qui les regarde comme tels. » Or a personne ne connafn'acceptation de Dieu», c'est-àdire, personne ne sait si Dieu le répute juste ou non : « On ne peut que le demander et l'espérer ». « On ignore si Von est juste ; mais l'on sait pertinemment que l'on est pécheur *. »

i. Voir E. Kalb, Kirchen und Sekten der Gegenwarl (Stuttgard, 1907), 118 ; Denifle-Weiss, II (1909), p. 266. (N. d. T.).

2. Das apostolische und das nachapostolische Zeitalter, 3* éd., i885, p. 363.

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