LUTHER ET LE MARIAGE
la fornication1. Si l'acte du mariage est innocent, ce n'est qu'en vertu d'une condescendance de Dieu, d'une simple dénomination extrinsèque au sens occamiste2. Dans le mariage, Dieu veut bien ne plus voir la faute que l'on commet en cédant à la concupiscence.
Et cette faute est grave : pour Luther, il n'y a pas de péché véniel ; il l'affirme tout particulièrement quand il parle de la racine du péché, de la concupiscence ; dès lors, dans le cas où la concupiscence agit avec le plus d'intensité, comment aurait-il pu ne voir qu'un péché véniel 3 ?
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A l'objection qu'il n'y a pas de femme morte de mort naturelle dans l'état du mariage qui soit au catalogue des saints, je répondrai d'abord par ce qu'en 1657 écrivait le jésuite Guyet : « Quibus titulis afficiendse Sanctaî non Virgines ? — Si Martyres fuerint... At si fuerint conjugata) ? Non ad exprobandum dixerim, nullas hujusmodi reperiri in tabulis ecclesiasticis, sed nescio quo idfato accidit ut omnes vel maritis supertites fuerint, adeoque ad viduarum statum pertineant, vel maritis ipsis adjunctae una simul cum iis, eademque die recolantur. Primi generis exemplo sunt Helena Constanlini mater... Secundi vero [generis] Vitalis et Valeria S. S. Gervasii et Protasii parentes (28 apr.), Chrysanlhus et Daria (a5 oct.),