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LE VRAI SENS DE LA THEORIE DE LUTHER

second Commentaire sur VEpître aux Galates, ses attaques violentes contre la Loi, ses déclarations enthousiastes sur l'opposition entre la Loi et l'Evangile1.

Je ne vois l'originalité de sa théorie qu'avec cette tendance profonde à ne pas tenir compte de la morale, à mettre même une opposition entre la religion et la gêne de la préoccupation constante de la morale, tendance du reste très humaine, qui se comprend fort bien d'un tempérament [ardent et d'un caractère emporté.

P. 325, 2 : Les austérités ont-elles pour but d'apaiser la sévérité du souverain Juge, etc.

Oui, dit Miiller, et vraiment pour oser affirmer le contraire, on peut se demander où Denifle a étudié la théologie. Tous les théologiens catholiques, ceux d'aujourd'hui comme ceux du temps de Luther, affirment notamment le mérite satisfactoire des œuvres de pénitence 2.

Evidemment, Denifle n'ignorait pas cet enseignement catholique. Ce contre quoi il veut protester, c'est contre deux erreurs de Luther au sujet des austérités : la première, que ces austérités auraient avant tout pour but

t. Ci-après, t. III, p. 366, 374 et suiv., 388 et sniv.

2. Mûller, ouv. cité, p. 18-20. — Mûller cite La Vera Spo a do saint Alphonse de Liguori, I, 19g. Cette référence est insuffisante: il faut lire : La Vera Sposa, ch. VIII, Délia mortijien: ione esterna de' sensi,n° G. (Edition de Turin, 1887, t. IV, p. 106). Il y a peut-être plus de la moitié des références de M tille r qui pèchent par inexactitude ou insuffisance.

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