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disait au fiancé au moment de la bénédiction nuptiale. Après lui avoir rappelé que « Dieu l'avait institué le chef et le soutien de son épouse », il lui disait : « Vous devez aussi habiter avec elle en toute sagesse, en toute sainteté et honnêteté ; la traiter avec douceur, commeun être plus faible, et en même temps comme une cohéritière de la grâce qui donne la vie, afin que vos communes prières ne soient pas repoussées1 ». Il n'y a pas la moindre différence de cet enseignement à celui de saint Pierre.
L'année suivante encore, en i5i(), dans un sermon pour le second dimanche après l'Epiphanie, sur le texte : « Il se fit des noces à Cana en Galilée 2 », Luther ne tient pas un autre langage, quoique à cause de sa doctrine sur la concupiscence il aille déjà au delà des justes limites. Néanmoins, dans ce sermon, le moine Luther convainc encore de mensonge le Luther apostat d'après qui, au temps de sa jeunesse, c'était chez tous une conviction absolue que celui qui voulait mener
i. Ainsi, par exemple, dans V Agenda ecclesie Moguntinens. (Moguntiae, i55i), fol. 75". Dans la préface, l'archevêque Sébastien dit que l'on avait suivi les agenda [ou rituels] antérieurs dont les exemplaires étaient devenus trop usés et trop rares. Nous trouvons le même avis dans Y Agenda ecclesiœ Wirceburgens. (Wyrzeburgi, i56/i), fol. 5o. Pour cette édition, l'évêque Frédéric fait une remarque semblable à celle de l'archevêque de Maycnce. Il faut noter toutefois que dans les agenda antérieurs, les parties en allemand n'étaient pas encore imprimées ; on les prononçait néanmoins, comme on le voit par Surgant (ci après, p. 76- 77), et par certaines notes, celle-ci, par exemple, de Y Agenda secundum rubricam Numburgen. diocesis, Basilee impressa (1519), fol. 34h : « Hoc vulgariter, ut moris est, ab eisdem (sponso et sponsa) diligenter inquirat. Postea iterum in vulgari commendet viro mulierem et e converso ».
a. Danslesdeux recensions, Weim., II, i66etsuiv.,IX, ai3etsuiv.