Voir, ci-dessus, I
Je regarde le mariage comme un paradis {. » Voilà ce qu'écrivait Luther au moment où il allait composer son ouvrage sur les vœux monastiques ; en même temps, il confessait qu'à la Wartbourg il était « exposé à mille diables », et qu'il « tombait souvent2. »
Quelques mois avant la publication de ses thèses sur les vœux, il écrivait : e Moi aussi je désire rendre le célibat libre, comme l'exige l'Evangile ; mais je ne sais pas encore exactement comment j'y parviendrai 3. » S'il était vraiment persuadé que l'Evangile exigeait la libération du célibat, comment donc ignorait-il encore la manière de le libérer ? Il n'avait qu'à produire le texte de l'Evangile qui, à son avis, exigeait cette libération, et tout était dit. Mais c'était là la difficulté ! Il savait fort bien que l'Evangile, que l'Ecriture sainte n'était pas de son côté; c'est précisément pourquoi il songeait à imaginer un moyen de l'y amener. Il y parvint de la même manière que pour saint Bernard, que pour les constitutions de son ordre, que pour la doctrine de l'Eglise, c'est-à-dire par des falsifications et des contradictions, par des sophismes et des habiletés de mauvais aloi.
Pour le montrer, il est inutile d'ajouter d'autres considérations ; comme preuve de ce que j'ai déjà dit à ce sujet, je choisis seulement quelques textes parmi une multitude : « Luther ne recule devant aucun mensonge », disait le dominicain Jean Mensing *. Il ne se
i. Enders, I1L a4i(is*nov. i^ai).