Erlangen, i
li. Marc, 16, 20.
l8 LES PRINCIPES
chrétienté, de sorte qu'aujourd'hui encore, là oh serait nécessaire, ces miracles pourraient se pro' duirei )>. L'histoire de /'E^/i5e jusqu'à nos jours prouve la vérité de cette parole.
S'il en est ainsi, c'est précisément parce que l'envoyé divin et Homme-Dieu Jésus-Christ est son fondateur, et qu'il demeure avec elle jusqu'à la fin du monde^. Contre ceux qui enseignent autre chose que l'Eglise universelle, Luther, lui aussi, comme nous le verrons à l'instant, en appelle à ces paroles du Christ, et à ces autres de saint Paul : « L'Eglise du Dieu vivant est la colonne et le fondement de la vérité^ ». Il | s'ensuit que le divin envoyé, Jésus-Christ, a pour jamais exclu la possibilité que quelqu'un pût se présenter en son nom et au nom de Dieu pour formuler une théorie religieuse en contradiction avec la doctrine commune de l'Église, sans qu'à cette fin (ce qui d'ailleurs est impossible) il eût reçu une mission divine, et sans qu'il confirmât sa théorie par les critères extraordinaires dont nous venons de parler. Car, avant son ascension, il a confié de nouveau à l'Eglise en la personne des apôtres le magistère ordinaire de la doctrine ; c'est à elle qu'il a promis l'assistance de l'Esprit-Saint, et une assistance ininterrompue, jusqu'à la fin des temps ; c'est chez elle qu'il a placé pour toujours le (( dépôt de la foi », complet et intangible. Aus|ij voit-on encore Luther écrire après son apostasie W (( L'Eglise chrétienne et le Saint-Esprit lui-même n^