‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 219 sur 278 · Enders, VII, 1 (2 oct. i528, Luther à Spalatin · texte numérisé non relu

Enders, VII, 1 (2 oct. i528, Luther à Spalatin

3. Voir dans Seidemann {Erlàateriingen zur Reformationsgeschichte 186/j), p. ii5 et suiv.) la relation des religieuses qui restèrent

dans le couvent. (Voir aussi, ci-dessus, t. II, p. i/i.)

ne pouvait la voir ^. Au sujet de ce « miracle », Luther n'en écrit pas moins que c'est avec crainte qu'on doit méditer la parole et les œuvres de Dieu, « et ne pas jeter au vent ses signes et ses miracles, comme le font ceux qui ne croient pas. » « Nous qui maintenant connaissons l'Evangile et qui avons reconnu la vérité, nous devons ne pas laisser se perdre de tels miracles qui ont été opérés pour confirmer l'Evangile ; notre devoir est même d'en activer la diffusion ^ »,

Chez lui, des miracles de ce genre se trouvent fréquemment relatés.

Pourtant, il sentait toujours la piqûre d'une objection qu'un Erasme lui-même formulait contre lui. Il crut spirituel de la lui rétorquer : c'était Erasme qui devait commencer par produire des miracles comme preuve de ce qu'il disait en faveur du libre arbitre : (( Allons, dit-il, vous qui êtes pour le libre arbitre, et qui prétendez que cette doctrine est vraie, qu'elle vient de l'Esprit de Dieu ; montrez que vous possédez l'Esprit, opérez des miracles; produisez votre sainteté; vous qui affirmez, c'est vous qui nous le devez, à nous qui nions ; de nous qui nions, on ne doit exiger ni Esprit, ni sainteté, ni miracles. ^ » Il objecte à tous

i.Weim., XV, 98 (iBa^).

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