Ibid., 73o
t\. Ibid., 781-782,
l'article d'après lequel la justice du Christ recouvre nos péchés. Pouvait-il en être autrement chez un homme qui (( en théologie en agissait comme un enfant capricieux, mêlant le vieux et le neuf, et n'ayant jamais en vue que le but immédiat à atteindre * », c'està-dire, comme je le répète souvent dans mon ouvrage, chez un homme s'en tendant merveilleusement à changer son fusil d'épaule.
Mais ce ne sont pas seulement des contradictions que l'on trouve chez Luther : ce sont des falsifications voulues. 11 falsifia et dénatura jusqu'à les rendre méconnaissables non seulement les doctrines de l'Eglise et de ses adversaires, mais encore l'histoire de sa vie, à ce point que ses dires postérieurs sur sa vie d'autrefois et sur sa a conversion » sont les dernières des sources pour une biographie impartiale et sincère. Puis, s'il eût voulu s'en tenir consciencieusement aux règles de la saine logique, que de fois n'aurait-il pas du s'avouer vaincu dans les disputes orales ou écrites avec ses adversaires ! Au contraire, pour se tirer d'embarras, il avait recours à des sophismes et autres moyens^ semblables 2. Ce qu'il écrivait au landgrave de Hesse