HAUSSLEITER ! LE MEPRIS POUR LA FEMME
me suis intéressé aussi à ses autres remarques. L'une d'elles suffira pour le caractériser. Il écrit à propos du fait qui nous occupe : « Celui qui en use si cavalièrement avec Luther dans un passage aussi important ne saurait se plaindre que l'on n'accepte aucune de ses démonstrations sans examen. Or, dans ce travail, que de fois ne trouve-t-on pas que Denifle voit mal et que ses descriptions se présentent sous un laux jour I On peut le constater jusque dans ses jugements purement historiques. Aux pages 288 et suivantes il veut montrer que le mépris pour la femme et la dépravation de la jeune fille ont été les conséquences des principes de Luther, et à la page 287 il met au défi le professeur Kolde, qui s'est tant occupé d'études sur Luther, de prouver « le préjugé protestant » sur le mépris du moyen âge pour la femme 1. Or, pour ce qui est de Wittenberg, la preuve s'en trouve dans mon ouvrage sur L'Université de Wittenberg avant la venue de Luther, d'après les descriptions de maître Andréas Meinhardi, de l'année 1507 ^, Des sources non équivoques nous y apprennent quels discours grivois sur les femmes et la vie conjugale on pouvait y tenir, même dans le lieu saint, en vue d'exalter le célibat ». Mais j'ai remarqué qu'à toutes les fois que mes critiques protestants disaient qu'on ne pouvait accepter mes démonstrations sans examen, c'était pour
und gar ». Certes, voilà un homme qui ne laisse rien passer ! Mais que signifie donc ici « eitel » P Tout simplement « rien que », « rien de plus que », «simplement », « entièrement », etc. ; ici, il est donc synonyme de « ganz und gar ». Voir Lexeb, MUtelhochdeutsckes Mandwôrterbuch, I, i[\Oi -, Wieigav^d, Deutsches Wôrtei^bach, 3° édit., 1, A3o. Cher Professeur, ici et dans vos autres remarques, soignez donc un peu mieux votre devoir.