LA CRITIQUE DE HARNACR : BAGATELLES
mystique sensuelle, ascétisme, discipline morale » ; de m'indiquer où il est dit que l'ordre des Jésuites a un but politique^, etc. Il n'a pas osé répondre sur un seul de ces points.
J'ai combattu aussi ce qu'il dit des mortifications et des épouvantes de Lutber pendant sa vie monastique 2, son explication du « Je suis ton salut ^ » ; j'ai montré combien était inintelligible son reproche à l'Eglise catholique d'enseigner « que devant Dieu il y avait quelque chose à avoir de la valeur en dehors de Dieu lui-même '^ » ; de même aussi ses vues sur la certitude du salut et les (( expériences » de Luther à ce sujet ^, sur les tentatives de réforme au moyen âge ^ ; combien était ridicule son apothéose de Luther'. Par-dessus tout, j'ai fait voir jusqu'à l'évidence^ que Harnack était incapable de comprendre saint Thomas. Pour ne pas trop l'irriter, je lui ai donné comme compagnon de souffrance le théologien positif Dieckhoff^, et, comme consolation, je l'assurais en outre qu'en général les reproches que je lui adressais atteignaient les théologiens protestants de toutes les écoles ^^, Qu'a répondu Harnack à toutes ces questions ? Il s'est tu 1 J'aurais pu faire d'autres remarques encore ; pour ne pas ajouter à un livre déjà « corpulent », comme on s'est, plu à appeler mon ouvrage, je m'en suis abstenu. S'if