Weim., VllI, 298 (août 1621 ; publié en octobre
DE 1620 A l53o 81
la bulle sur la mangeaille, de notre Très Saint Seigneur le Pape 1 ». On y lit : « Celui qui meurt par peur des menaces, qu'on l'enterre au son des pets. C'est tout ce que j'ai à dire des menaces du pape et de sa bulle ^ ». (( C'est merveille que le pape n'ait pas interdit de peter dans les lieux d'aisance 3. 11 a parsemé la terre de pièges angoissants, mortels et infernaux'^)). En lôSg, il dit dans son écrit sur les Conciles et l'Eglise : « L'ânepape nous a écrasés avec ses charges sales, merdeuses et puantes, il a pris l'Eglise de Dieu pour ses latrines; il nous fallait adorer tout ce qu'il rejetait par en haut et par en bas^ ».
On formerait tout un livre des grivoiseries et expressions obscènes de Luther. Les théologiens protestants eux-mêmes le savent fort bien. Si toutefois l'on voulait des preuves à l'appui, je me bornerais à renvoyer aux annotations que Thiele a. mises ru Recueil des proverbes de Luther. L'accroissement du débraillé est frappant chez lui à partir de iSai, et surtout, ce qui est vrai aussi pour d'autres défauts, à partir de i53o. Si, du moins, ce débraillé ne s'était montré qu'au foyer de la
1. Wider die Bulle vo m Abendfressen des allerheiligsten Herrn des Papstes. Ci-dessus, t. I, p. 239.