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6. Voir, ci-dessus, p. 18-19. — Puis, il y a aussi ses expressions coutumières : « Le diable s'en torche le derrière, s'en torche le cul ; lèche-moi le cul ; — lui baiser le derrière ; — se remplir le ventre ; se soûler à crever [être soûl comme un cochon] ; — chier dans sa culotte, — A côté de ces expressions, celles où l'on voit arriver' le cochon sont de bonne société. — Après cela, inutile de men-
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des évêques et des prêtres sont tout aussi orduriers. « Evêque de merde », « sal prêtre de merde » sont encore des qualificatifs plutôt aimables ^. Ses expressions à l'adresse des moines sont à l'avenant 2. Tous ceux qui ont eu le malheur de lui déplaire subissent le même sort. En i54i, il publie un pamphlet contre le duc Henri de Brunswick, qui avait écrit contre lui. Il lui dit : « Toi, Henri la Honte..., ne te mets donc jamais à écrire un livre avant d'avoir entendu une vieille truie peter ; alors, tu n'auras qu'à ouvrir la gueule et à dire : « Merci, beau rossignol, voilà un texte qui fait bien mon affaire^ )>. Contre les juristes
tionner les nombreux passages où il prononce le nom du diable : « que ceux-là en donnent la raison, écrit Georges de Saxe, qui ne cessent de vous répéter que Luther est un saint homme et que l'Esprit de Dieu est en lui. Erlang., 26, 9 (a* édition). [On sait qu'en anglais le mot devil, diable, est horriblement choquant. Bien que dans un degré moindre, il en est déjà quelque peu ainsi en allemand pour le mot Teufel. qui veut dire diable, lui aussi].
I. Voir HÔFLER, dans Sitzungsberichie der kônig, bôhmischen Gesellschaft der Wissenschaften, 1892, p. 81. Voir en outre Lôsghe, Analecta Luther ana,r\. 679, p. 365.
[Les {( curés » auraient peut-être tort d'attacher trop d'importance à ces épithètes ; car Luther appelle tout uniment Catherine Bora une « Cateau de merde ». 11 semblerait que pour lui, cette addition [ou mieux, en allemand, ce i^réfixej avait pris le sens d'un renforcement sans importance. De même, les Grecs aimaient à dire TuajijjLÉyaç, Ttajxcpaîvfo, les Latins, permagnus, perbrevis ; aujourd'hui encore, le peuple ne dit-il pas un gaillard d'animal (un Viehkerl), un gaillard trapu, pour indiquer un homme fort ou rusé ? Note du P. W^eiss].
3. Voir, notamment, ci-dessus, t. I, p. 129, et note 2 ; voir aussi t. IL p. 168-170, d'autres grossièretés de ce genre, etc.
3. ErL, 26, 69(1541): Wider Hans Worst (Conlre Jean la Savicisse) ; c'est l'un de ses écrits les plus orduriers. Bien entendu, le duc (( pue comme une merde que le diable aurait chiée en Allemagne », etc. (p. 61). Aussi contre lui tous les moyens sont bons.
(( ses pires ennemis », il recourait à la même image : Si un juriste veut se mêler de discuter, dites-lui : (( Attends un peu, mon garçon, un juriste n'a rien à dire ici avant qu'une truie ait lâché un pet ». Alors, il devra répondre : « Merci, chère grand 'mère, il y avait longtemps que je n'avais pas entendu de sermon ^ ». A d'autres, il dit : « Pensez-en ce que vous voudrez, faites-en dans vos braies, et pendez-le à votre cou, et faites-vous-en un dessert, tas d'ânes et de cochons que vous êtes^».
Ces animaux, l'âne et le cochon, sont les ornements censément indispensables du style de Luther dans ses polémiques et ses écrits populaires. Le pape monte une truie 3 ; il est lui-même un cochon qui tortille de la queue *. Il est à la tête d'une « cochonne d'Eglise^ ». Les Pères du Concile de Constance étaient des pourceaux, dont les soies se dressaient sur leur dos et qui aiguisaient leurs groins ^. Eux aussi, les papistes de la