‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 79 sur 278 · Erl. 2G, i2/i-i · texte numérisé non relu

Erl. 2G, i2/i-i

et te casser une patte. Et alors, si tu venais à faire un pet de maçon, tout le monde se mettrait à éclater de rire, et à dire : « Euh! petit mal élevé de diable, voyez comme cet âne de pape s'est tout sali avec son caca ! » Ce serait un grand aime contre la sale majesté 1 du saint siège de Rome, et qui ne pourrait être remis par aucune lettre d'indulgences ni de pleins pouvoirs 2. » On objecte à Luther qu'il n'y a que le pape à pouvoir convoquer les conciles et que l'on doit garder ce qui sort de sa bouche. Voici la réponse de « l'homme de Dieu )), de celui qui « depuis sa jeunesse avait senti la proximité de Dieu » : « De quelle bouche veux-tu parler? De celle par où sortent les pets? (C'est bien eux plutôt que tu devrais garder). Ou de celle où entre le délicieux corso? Qu'un chien chie donc dedans ^ ». Faut-il condamner les évêques et les empereurs d'autrefois « parce que l'âne péteux de Rome ^ (que peut-il faire autre chose ?) décide dans sa folie et pète de son sale ventre qu'il n'appartient pas à l'empereur de convoquer un concile^? » Bref « cet âne de pape veut être le maître dans l'Eglise, quoiqu'il ne soit pas même chrétien, qu'il ne croie à rien et qu'il ne sache que peter comme un âne 6». Le

1. C'est ainsi que nous essayons de rendre le jeu de mots llmen cressc majestatis pour crimen lesœ majestatis. (Ci-dessus, t. I, p. a3o, n. 2). (N. d. T.).

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