‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 83 sur 278 · fbid., p · texte numérisé non relu

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3. « Mit Trotzischen und Wachholdern verjagen ». Le dictionnaire de Grimm ne comprend pas encore le mot Trotz. 11 n'y a que Sanders où j'aie trouvé le mot Trotzich. Il cite même tout ce membre de phrase de Luther, mais de telle manière que l'on voit fort bien qu'il ne sait comment le traduire. (Dernier volume, p. 1891, 3° col.). Evidemment, il s'agit de moyens extérieurs pour purifier, de « fumigatoires » dit Sanders, et nous ne croyons pas que le genièvre soit employé à cette fin. Nous verrons si, là encore, l'édition de Weimar, elle aussi, gardera un silence prudent. (N. d. T.).

4. Ibid., p. 162. — Voici comment Justus Jonas traduit ce passage: «Hic continendus est risus, ne forsan urgente tussi etiam oppedas Papae (de peur que tu ne pètes au nez du Pape), aut ne sine ullo laxativo vel pillulis ventris onere honores Papam » (Erlangen 26 (2* édit.), p. 174.

quelles on a représenté les clés surmontées delà tiare, les porter aux cabinets, faire nos besoins dedans et les jeter au feu ; si c'était le pape lui-même, ce serait évidemment mieux !... Quand un chrétien voit les armoiries du pape, il doit cracher sur cette idole et la couvrir de boue, pour la gloire de Dieu i ».

D'après le pape, dit Luther, le passage de saint Matthieu : « Tout ce que tu lieras... ^ » signifie « non pas le péché, seule chose dont parle le Christ, mais tout ce qui est sur terre : églises, évêques, empereurs, rois et sans doute aussi tous les pets de tous les ânes avec les siens à lui aussi 3. » Faisant allusion au texte de saint Jean : « Pais mes agneaux * », et à la Décrétale Significasti 5, où on lit que les brebis du Christ sont confiées au pape comme successeur de saint Pierre, Luther dit : a Je fus épouvanté et je pensais, parole d'honneur, qu'il y avait de l'orage ; mais ce n'était qu'un horrible pet de cet âne de pape. Pour lancer ce coup de tonnerre, il lui a fallu de la vigueur ! C'est miracle qu'il ne se soit pas déchiré le derrière, et les boyaux par-dessus le marché. Maintenant, si je pose cette question : Mais de qui les autres apôtres et saint Paul en particulier, étaientils donc les pasteurs ? Alors cet âne de pape me répondra sans doute avec un gros pet qu'ils étaient les pasteurs des rats, des souris et des poux, ou mieux encore les pasteurs des cochons ; de cette manière, l'âne

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