‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 86 sur 278 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

antre passage, il se reproche, en effet, d'avoir été trop doux : a Ah ! mon cher frère en Christ, comprends bien pourquoi çà et là je parle si grossièrement de cet exécrable, maudit et épouvantable pape de Rome. Celui qui connaît le fond de ma pensée se dira que j'ai été infiniment, oui infiniment trop modéré *. »

Une gravure, placée en tête du pamphlet devait suppléer à ce que Luther ne pouvait exprimer par des mots : le pape avec des oreilles d'âne et revêtu de ses ornements pontificaux, est assis sur son trône ; il est entouré de diables à têtes de divers animaux. Deux d'entre eux lui mettent la tiare ; elle se termine par un excrément humain, que flaire l'un des deux diables, à qui on a donné une tête de bouc. D'autres, à l'aide de cordes, le descendent dans la gueule béante du dragon infernal, d'où s'échappent des flammes qu'attisent d'autres démons. Un autre enfin lui soutient les pieds, afin de lui ménager une descente plus douce 2.

Page 1