LE PAPE PORTE EN ENFER
Gravure et titre de l'édition princeps du pamphlet Contre la Papauté romaine fondée par le diable K
1. Cette reproduction a été prise sur l'exemplaire de la Bibliothèque de Munich. Grâce à l'amabilité de M. le conservateur de la Bibliothèque de Munich, et à celle de M. Châtelain, conservateur de la Bibliothèque de la Sorbonne, le traducteur a eu pendant plusieurs semaines cet exemplaire à Paris.
La manière dont Kôstlin et Kolde parlent de ce pamphlet est une indication curieuse de la mentalité protestante. Kôstlin nous le donne comme c( le dernier grand témoignage de Luther contre la papauté ^ » ; et Kolde écrit plein d'admiration : a Peu de lecteurs remarqueront la situation où était Luther lorsqu'il écrivait cet ouvrage. Ses maux de tête se faisaient de plus en plus violents » etc. ^. Ah ! vraiment ! Eh bien, si Kôstlin et Kolde avaient tant soit peu écouté le sentiment naturel des convenances, ils auraient reconnu que pour Luther cet écrit est une grande honte, une honte sans nom, que contre sa vie et sa doctrine il est un verdict suprême On ne pourrait invoquer qu'une seule excuse en faveur du père de la « Réformation évangélique » ; ce serait qu'il aurait
plus clair est celle qu'a reproduite Weislinger (Friss Voget, 2* éd., 95).
N. d. T. Dans G. Scheible, Das Schaltjahr {L'année bissextile), Stuttgart, t. II, i846, p. 126, on trouve une reproduction de la gravure de i545. Elle semble avoir été faite d'imagination sur les indications de Sleidan. Elle est de valeur assez inférieure.
Plus loin, dans l'Appendice II (Image de la Papauté, gravure III), se trouve la même gravure. Luther y a ajouté une inscription latine en haut et des vers allemands en bas ; mais il est facile de voir que, dans les deux cas, c'est la même planche qui a servi.
I. Martin Luther (3' édit.), II, 588. Dans Erlangen, 26 (2' éd.), p. i3o, Enders répète Kôstlin. Que de choses, dans son ignorance, Kôstlin n'a-t-il pas osé écrire ! L'une des plus scandaleuses est assurément le non-sens sur la formule d'absolution monastique, que nous avons cité dans le tome II, page 19/1. Dans la 5* édition, Kawerau a maintenu ces deux passages (î, 6i, II, 601); et dans ses remarques à la fin des deux volumes, il n'a rien trouvé à dire pour les corriger ou les atténuer.