‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 124 sur 290 · Wciin., XV · texte numérisé non relu

Wciin., XV

122 LES VOELX DETACHENT-ILS DU CHRIST!

une chapelle, voire d'innombrables chapelles ^. » « L'abus, dit-il plus tard, ne change pas la nature d'une chose ; au contraire, il en confirme la vraie nature - ». L'abus s'insinue jusque dans l'Evangile et le baptême; va-t-on pour cela les rejeter } Laissons Luther répondre : u De même que l'Evangile n'est ni faux ni trompeur, encore que quelques-uns en abusent, ainsi le baptême n'est pas davantage faux ni trompeur, quoique quelques-uns le reçoivent ou le confèrent sans avoir la foi, ou en abusent de quelque autre manière 3. n « L'or reste toujours l'or, quand même une coquine le porte avec péché et scandale *. » Mais pourquoi ce raisonnement convient-il à tout excepté à la vie monastique? Pourquoi, par exemple, en i55o, Luther écrit-il à Spalatin : « La messe etlemonachisme ont déjà été condamnés à cause des abus; on ne saurait donc tolérer qu'ils revivent 5. » ApartirdeiSig, abstraction faite de sa haine contre l'Eglise, le vœu de chasteté le gênait, et c'est précisément en loai, l'année où il écrivit son ouvrage sur les vœux, que, sur les convoitises de sa chair indomptée, il faisait la confidence que j'ai rapportée dans l'introduction ''. Il devint le porte-parole de cette société dont le principe par

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