In toto orbe». Wcim., XIV
LES VOEUX NE PRODUISENT P VS LA JUSTIFICATION l3()
vœux pour être justifiés et délivrés de leurs péchés. Naturellement c'étaient là des vœux impies, détestables, opposés à la foi en Dieu, qui seule peut nous justifier et elTacer nos péchés '.
Dès lors, quand les moines font profession, ils ont tous une conscience servile : comme l'écrit Luther en 1 52 1 , elle les pousse à faire des vœux « dans l'espérance que, par là, ils plairont à Dieu, ils sei'ont justifiés et sauvés », si bien que, dans leur pensée, les vœux doivent remplacer la foi justifiante, à laquelle du reste ils ne songent même pas-. Pour les religieux, les vœux auraient-ils donc remplacé, après le baptême, le sacrement de pénitence ; auraient-ils été la porte par laquelle on arrive à la réconciliation? Mais alors pourquoi dans tous les ordres à cette époque, comme du reste encore aujourd'hui, l'usage régnait-il de purifier son cœur par le repentir et la confession avant de prononcer ses vœux, afin d'être ainsi pleinement réconcilié avec Dieu pour poser cet acte de haute importance ? Cette pratique était tellement universelle^ que ceux-là mômes qui parlaient d'un soi-disant « baptême monastique^», par lequel, disaient-ils. lors de la donation totale de soimême à Dieu par les vœux, l'on devenait pur comme au jour de son baptême, ceux-là, dis-je, entendaient