‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 168 sur 290 · Wcim., VIII, G.'^i · texte numérisé non relu

Wcim., VIII, G.'^i

:>.. A"f)ir à ce sujet ce qui a (''lé dit ci-dessus, p. lO'i. Il csl ajjsolument incompr(''honsil)Ie fine Luther ait pu alléfrucr ici l'exemple de saint Paul. Quel rapport y a-l-il entre notre sujet et le fait que, plusieurs fois, Paul a voulu se rendre à Rome, mais qu'il en a toujours été empêclié, cl par cela même qu'il n'a pas pu s'y livrer à l'exercice de la charité.^ Quel rapport y a-l-il donc là avec la prétendue impossibilité d'observer le vonu de cliaslcté •et de répondre à l'invitation à la prière.^ Non moins inconcevable est la comparaison avec celui qui, ayant fait vœu d'accomplir un pèlerinage à Compostelle, est empêché, le long de la route, de continuer ce voyage. L'empêchement est purement extérieur, il a satisfait à son vœu ; il a fait ce qu'il a pu et n'est pas dans le cas de ces religieux et prêtres apostats qui ne firent pas ce qu'ils pouvaient, mais au contraire qui agirent de façon à exciter et à garder en eux des penchants voluptueux.

ainsi qvic cet averlissement : « Le disciple n'est pas au-dessus du maîlre ^. » En prison et au milieu de leurs supplices ils ont confessé le Christ à la face du monde ; ils lui ont rendu témoignage ainsi qu'à la vérité de sa doctrine, et par là, ils ont prêché avec infiniment plus d'efficacité qu'au temps où ils étaient libres. Dans leurs souffrances, au milieu des tourments endurés pour le Christ, souffrances qui à l'homme charnel semblent une folie, ne devaient-ils pas plutôt demander à Dieu de les soutenir de sa force, afin de pouvoir persévérer ") Dans quel abîme Luther n'était-il pas tombé, pour placer sur la même ligne l'héroïsme des apôtres et des martyrs et la satisfaction des désirs de la chair, satisfaction à laquelle les religieux ont renoncé pour toijjours par un vœu solennel ! Pour lui ^ et pour ses adeptes, rompre ses vœux, prendre une femme, c'était précisément rendre témoignage au Christ, prouver qu'ils étaient chrétiens. C'était ainsi, prétendaient-ils, qu'ils trouvaient Dieu et le Clirist : Dieu, à qui ils avaient promis une continence perpétuelle, les appelait an mariage 3 !

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