‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 18 sur 290 · XXVIII PREFACE DE 1 V SECONDE EDITION · texte numérisé non relu

XXVIII PREFACE DE 1 V SECONDE EDITION

« Renaissance ' > du prêtre Joseph MûUer. m'autorisera, je crois, à ne pas m'occuper de lui. Ses invectives contre saint Tiiomas ne peuvent pas m'amcner davantage à me défendre contre un ciitique qui, il y a peu d'années encore-, en était à ce degré invraisemblable d'ignorance et de légèreté de regarder comme la doctrine de saint Thomas l'objection qu'il se fait sur la théologie qui ne serait pas une science, prenant ainsi l'objection pour la réponse ^ ! On comprend dès lors qu'à ses yeux la scolastique puisse être v le grand boulevard de l'obscurantisme catholique n.

Il y a un point que ce moulin à réformes * a de commun avec plusieurs catholiques formés dans les Universités allemandes : c'est \a manie des con-

1. Renaissance, notamment kio',. p. Ç)0 et siiiv. — Il s'agit du périoditinc Henaissunce, (jui commeiira à paraître en 1900, et dont le directeur était le D' Miiller. En 1907, cotte revtiea cessé de paraître. (\. d. T.)

2. Jos. Millier, Der Reformkalholhismns die Religion der Zukunfl fiir die Gebildeten aller Beiccnntnisse dargeslelU (Zurich, iSijg), p. 77. — Sur la Rc'for/nc du Calholicisnie, voir A. Weiss, O. P., Die rcli- (jiuse Gefahr, 3' éd., Friboiirg, 190/1. p. 2/tC-375; et surtout U' Gommer, Hermann Schell iind der fortschritlUclie Kallioli:ismus, 3' éd., ^ iennc, 1908, p. 217-2/13 ; Die jiinysle Phase des ScheUstreites, Vienne, 1909. — Ces idées réformistes furent d'abord défendues par la Renaissance, puis reprises en 1907 par Das \X. Jahrhnnderl, disparu en 1909, et auquel a succédé Das neiieJahrhundert. (N. d. T.).

3. S'' Thom;c Summa Theol., P. I, q. I, a. 2, obj. i : (( Videtur quod sacra doctrina non sit scientia. »

'i. Jeu de mots sur le nom du contradicteur : Millier ^ Meunier, es. d. T.)

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