POURR VIENT PRIER ET SE MORTIFIER
nant si dans cette année i523 où par son enseignement Luther a poussé les religieuses à rompre leurs vœux, nous l'entendons s'exprimer ainsi dans un sermon : « On dit chez les autres : a Je veux prier jusqu'à ce que Dieu me donne sa grâce ». Mais ils n'obtiennent rien. Le Christ leur dit : « Vous ne pouvez rien, vous ne faites rien de réel; c'est moi qui le ferai'. » Douze ans après-, il écrit ces paroles qui sont à faire dresser les cheveux sur la tête, et qui toutefois sont en parfaite logique avec sa théorie : a Les papistes placent dans le ciel des gens qui ne surent qu'aligner des œuvres ; parmi tant de légendes de saints il n'y en a pas une qui nous décrive un véritable saint, un homme qui ait possédé la vraie sainteté chrétienne, la sainteté par la foi. Toute leur sainteté consiste à avoir beaucoup prié, beaucoup jeûné, beaucoup travaillé, à s'être mortifié, avoir couché sur la dure et s'être mal vêtu. Ce genre de sainteté, les cliiens et les porcs, eux aussi, peuvent tous très bien le pratiquer tous les jours ^ ». C'est le même langage qu'en iSai, quand il disait en défigurant le sens des cérémonies de l'Église d'une manière blasphématoire : « Si la piété consistait à se rendre à l'autel, tu pourrais tout
I. Wcim.. W, 197, 7, 5. C'est là aussi une conséquence logique dvi « système » de Luther. Si ailleurs, il parle çà et Ik dans un autre sens, cela vient uniquement de ce que, comme on l'a déjà souvent remarqué, il savait à merveille, quand il en était licsoin, changer son fusil d'épaule.
. 2. Légère erreur: ce passage est de i53i : Erl., GS, sgG, 3o2 (N. d. T.).