Ibid
LUTHER ET LA. POLYGAMIE 2 I t
n'usait chaque jour de mensonges, du genre de celai que j'ai conseillé, il en serait résulté depuis longtemps beaucoup de confusion. Le monde doit soucent être tenu éloigné de la connaissance de la vérité par le moyen des anges et des saints; la Bible est pleine de faits de ce genre '. »
Quels principes ! Dieu permet la concubine, dit Bucer, ce Bucer qui fulminait si violemment contre le concubinage dans l'Eglise à son époque : Et l'on doit se servir du mensonge pour arriver à ses fins!
Et comment le « Réformateur » se comporta-t-il dans cette circonstance ? Exactement de la manière que nous l'avons vu opérer jusqu'ici ! Dans une lettre à un conseiller de Hesse il recourt à des sophismes ; il conseille de mentir et, comme Bucer, il permet la concubine. En public, il fallait nier le double mariage : « Ce qui est un oui secret (c'est-à-dire le « conseil de conscience d , donné par lui et par les autres, d'adjoindre une seconde femme à la première) ne peut devenir un oui public ; autrement secret et public seraient une seule et même chose, ce qui ne doit pas et ne peut pas être, Donc, le oui secret doit rester un non public, et inversement -. » Quand le second mariage avait été ébruité, le landgrave s'était refusé à une dénégation publique ; pour le cas où ses « conseillers » ne consentiraient pas à l'appuyer, contre les attaques auxquelles il fallait s'attendre, il menaçait même de publier leur Consultation, Dans sa lettre au conseiller de flesse,