‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 192 sur 290 · LUTHER ET LA POLIGAMIE · texte numérisé non relu

LUTHER ET LA POLIGAMIE

Luther s'explique donc sur ce qu'il avait enseigné autrefois, que l'Écriture sainte ne défendait pas la bigamie' : il ne servirait de rien au landgrave, disait-il, d'en appeler à cette doctrine ; car, « avant et après, il avait enseigné de diverses manières que l'on ne devait pas faire revivre les lois de Moïse... Ainsi donc, concluait-il, si dans un cas de nécessite cachée, j'avais, comme en confession, conseillé à une pauvre conscience de suivre les lois ou les exemples de Moïse, je n'aurais par là ni institué ni pu instituer un droit public ') etc. Ainsi donc, encore une fois, le landgrave devait se réfugier dans le oui secret et dans le non public -.

Luther et Mélanchthon craignaient la lumière ; leur Consultation gênait leur conscience 3. En voyant les conséquences de l'acte qu'il avait autorisé, Mélanchthon tomba malade.

Au milieu de juillet, sur les instances du landgra\e, une conférence se tint à Eisenach, entre les conseillers de Saxe et ceux de Hesse, au sujet du second mariage et de ses conséquences. Le i5 juillet Luther y parla : « Le landgrave, dit le Réformateur, désirait que lui et les autres signataires reconnussent publiquement le « conseil de conscience » ; mais, ajoutait-il. ils ne l'avaient donné qu'à la condition qu'il serait tenu

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