BOUFFONNERIES DE LUTHER
que ces d inepties » venaient d'un impertinent, de (( l'histrion qui avait écrit les Lettres des hommes obscurs », ou de quelqu'un de ses pareils K
Et en i520? Au mois de septembre de cette année là, sous le titre : « Pasquin le Marrane en exil », cette même supplique, avec le décret du pape à la fin, fat imprimée à II ittenberg, chez Jean Grûnenberg ; on y avait joint une introduction triviale contre les théologiens, et notamment contre le franciscain Augustin d'Alfeld, de Leipzig ; il avait osé écrire contre Luther et il en fut payé en recevant de lui le titre d' (( âne de Leipzig ». Une lettre satirique au même Alfeld faisait suite à l'écrit 2. A peine l'impression terminée, Luther envoya ces ci inepties » à Gûnther de Buiiau, chanoine de Mersebourg (^28 septembre) 3. Pour donner au lecteur une idée des nouvelles gamineries, je me borne à noter que, dans l'introduction, Marforio termine ainsi sa lettre à Pasquin : « Adieu, Pasquin, et donne pour
en donne un court résumé dans Beiirùge :ur Befnrmationsgeschichte, Ifigoo), p. i2-i3.
1. Enders, I, 60 (à Lang. 5 oct. i5i6) : « Incptias illas, quas ad me misisti, de supplicalionibns ad S. Pontificem contra tlieolotrastros, nimis apparet a non modesto ingenio cfBclas esse, prorsusque eandem olentes teslam, quam Epistol;p obscurorum virorura ». P. 62 (à Spalatin) : (( Supplicationem contra llieoloiiastros... eundem vol similem histrioiiein sui testantur autorcm, quem et Epistol.T obscurorum viroruni. A'otum ejus probn. sed opus non probo, quod nec a conviciis et conlumeliis sibi tempeiut ».
2. Pasquillus Marranus exul. Dans Pasquillnriim toini duo, p. 191- 196, il n'y a que l'introduction, que suit la supplique, puis le décret ; le tout dans Bocking, loc. cit., p. 5o3 à 5 10. Cf. Clemex, Zoc. cit., p. I '1 et suiv.