‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 203 sur 290 · Enders, H, i · texte numérisé non relu

Enders, H, i

BOIFFONNEIUES DE LUTHEK 237

moi à l'homme simiesque ^ un salut dans le derrière. Rome, de l'Avenlin ». C'est le style des Lettres des hommes obscurs. Quatre ans auparavant, comme nous \enous de le voir, Luther n'avait aiicnn goût pour ces pantalonnades ; mainlennnt, il trouvait ])laisir à s'en servir dans sa lutte contre l'Eglise : pour mieux couvrir d'opprobres le pape, les évoques, les prêtres, les moines, et tout ce qui était catholique, il eut recours aux Ijouffonneries.

A la fin de mars de la mèriie aimée, il approuve déjà pleinement ceux fini raillent le fameux canon Tous ceux de l'un et de l'autre sexe'^ en l'interprétant ainsi : « Ceux-là seuls qui ont l'un et l'autre sexe, c'est-à-dire les heraiaphrodites, doivent confesser tons leurs péchés-'. » L'année suivante, alors qu'il avait juré aux vœux une guerre à mort, il fait une plaisanterie du même genre : « Le pape commande à tous les chrétiens, hommes et femmes — peut-être craignait-il qu'il n'y eût des chrétiens ni homme ni femme, — de se confesser, une fois parvenus à l'âge de raison » etc. <( En vertu de ce noble conmiandement, les enfants et les innocents eux aussi doivent se confesser, s'ils veulent rester hommes ou femnies ; autrement, le pape serait bien capable de tout leur couper^. » En 10375, et

I. L'allemand porte : Salue pour moi Affeiifeld. I^ar un jeu de mots qui est bien dans le goût de l'Allemagne du temps et dont nous allons trouver de semblaljles dans la siùte, l'on a changé Alfdd en Affeiifeld : Champ de singes. (N. d. T.).

■j. Oinuis ulriiiscjiu- sexiis. — Clanon du Concile de Latran (i2id).

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