‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 21 sur 290 · X.\X PREFACE DE L\ SECONDE EDITION · texte numérisé non relu

X.\X PREFACE DE L\ SECONDE EDITION

quées à des catholiques, l'on se demande avec étonnement où nous en sommes, et quelle est enfin la limite oà la science cesse d'être catholique.

Des jugements erronés que renferme cet article je ne citerai que le plus caractéristique. D'après l'auteur, « l'élément catholique et l'élément protestant de la vie religieuse en Allemagne sont d'égale valeur » (p. 3). Et à la page 8, il appelle le protestantisme et le catholicisme « les deux religions chrétiennes». Ainsi, voilà deux parties d'égale valeur dans un seul christianisme ! De fait, il y a c deux convictions religieuses, qui se complètent dans leur vie intime et qui représentent tout au plus deux côtés différents de la vie chrétienne! » N'est-ce pas là briser toutes les barrières dogmatiques ? Peut-on dire qu'un tel homme reste encore dans les limites catholiques ?

Voilà donc un article où le point de vue catholique est absolument mis de côté. Et pourtant, pour l'auteur de l'article, le professeur Martin Spahn, certains journaux catholiques ont eu beaucoup moins de sévérités que pour moi. Ou plutôt, alors que ce professeur avait déjà donné des preuves non équivoques de ce genre de tendances, et que l'on eût dû attirer l'attention sur le danger auquel sont exposés ses auditeurs catholiques, les journaux dont je parle ont gardé sur l'article en question un silence surprenant. Le

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