‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 211 sur 290 · BOUFFONNERIES DE LUTHER · texte numérisé non relu

BOUFFONNERIES DE LUTHER

que Paul avait coutume d'écrire i. C'était fort bien dit ; mais l'esprit et le sérieux de saint Paul manquaient totalement à Luther ; dès iSao, nous le voyons traiter avec une incroyable légèreté et bouffonnerie les intérêts les plus graves de l'àme, ceux qui sont d'une importance décisive pour le temps et pour l'éternité. Comment justifiait-il le mariage des prêtres et plus tard le sien en particulier ? « Par ce mariage je me suis rendu si vil et si méprisable, que j'espère que les anges en riront et que tous les démons en pleureront 2. » Tout son ouvrage sur les vœux monastiques respire le même esprit.

Revenons à cet écrit, et spécialement à l'objet traité au début de ce chapitre, la polémique de Luther contre les conseils évangéliques, à l'accomplissement desquels les religieux s'obligent par vœu. Etudions ce qu'il faut en penser d'après la doctrine catholique, en quel rapport ils sont avec les préceptes, et en quel rapport conseils et préceptes sont aussi avec l'idéal catholique de la vie et la perfection chrétienne. La réponse à ces questions se trouvera dans les deux chapitres suivants : cette réponse est fondée sur la doctrine qui jusqu'à Luther a régné dans l'Eglise ; ce sera une base ferme pour juger avec les règles de la critique les assertions erronées de Luther et de ses partisans anciens et modernes.

1. Ibid., p. 3(ji, n. (j : <( Rog-anlibiis qiiœ nequaquani rospondemus Ble, ut nobis Lulherus profecto citra dccornm objicit. Paulus sanc aliter scriberc solitus fuit».

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