‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 213 sur 290 · I. Voir ci-dessus, p. laS · texte numérisé non relu

I. Voir ci-dessus, p. laS

23G DOCTRINE CATHOLIQUE SLR l'idÉ.VL DE L\ VIE

sait ; mais, naturellement, lorsqu'il eut JLiré d'exterminer les ordres et les vœux, il lui fallut user d'une tactique nouvelle : tout ce que désormais il dira à ce SLijet sera inspiré par sa haine contre l'Eglise.

C'est donc à dessein que, dès lors, il omet d'expliquerce qu'est la perfection selon la doctrine catholique, en quoi cette doctrine fait consister l'idéal de vie commun à tous, ou encore que, d'après elle, tous doivent tendre à la perfection, alors même que tous ne sont pas dans l'état de perfection. Entre ces deux choses il ne fait jamais de distinction, voulant insinuer par là que pour l'Eglise, vivre dans l'état de perfection signifie être parfait ; c'est pourquoi il écrit : w Les moines divisent la vie chrétienne en deux états, celui de perfection et celui d'imperfection ; à la masse du vulgaire ils donnent l'état d'imperfection, et ils se réservent l'autre K » Comme on le verra plus loin, cette division est une pure fantaisie de Luther. Remarquons simplement ici qu'il veut inculquer cette idée : les religieux s'accordent la perfection ; à la multitude, au peuple, ils laissent l'imperfection. Ou, comme il écrit à la même époque : u D'après eux, l'Évangile n'est pas commun à tous, mais il est divisé en conseils et en préceptes. Le religieux suit non seulement'^ les préceptes mais encore les conseils ; à la multitude, on ne propose que les préceptes ^. »

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