‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 231 sur 290 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

'1. Ed. de Francfort, 11, p. 200. Voir en outre kirchcidcxicon, 2' édit., Xll, 1077.

tous les chrétiens sont obligés, et ils devront se garder de rien vouloir contre la volonté de Dieu • ». Pour servir Dieu, c'est-à-dire pour vivre chrétiennement, il n'est pas nécessaire d'entrer dans un couvent. La vie chrétienne dans le monde (( selon les commandements de Dieu etde la sainte Eglise », vie qui a son couronnement <( dans la crainte de Dieu, dans l'amour de Dieu et du prochain, est et s'appelle une vraie rie chrétienne et c'est la vie d'un clirétien, et c'est une honne règle et, sans aucun doute, cette vie appartient à la vie éternelle. A celte règle Dieuen a convié et appelé un certain nomhre. et il n'exige pas d'eux autre chose ; et il pourrait bien se faire qu'ils vécussent assez purement dans cette voie pour atteindre la vie éternelle sans passer par le purgatoire- ». 11 résulte donc que la vie hors du cloître ne doit pas être considérée comme une vie imparfaite, car Dieu n'appelle personne à l'imperfection. Mais, pour Tauler, le religieux mis en parallèle avec le simple chrétien n'est-il pas du moins le chvvVwn parfait? Non. répond-il. en se référant à S. Thomas : d Les religieux ont le devoir de tendre à la perfection, dit maître Thomas-^ ». mais non celui d'être parfaits.

Le point capital est toujours que chacim s'étudie à accomplir la volonté de Dieu, à suivre l'appel de Dieu ^. nOn seulement pour le choix d'un état, mais pour les œuvres et les fonctions à accomplir dans chaque état.

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