Ibid., c. 3o, 3i
3. Ibid., c. 2.'i : « Eg:o frater... promillo slalMlitatein et obedientiam et convcrsionem moniin. »
/i. Wcini, nr, 228 : « ... In lioc stat tota ratio et pcrfectio cliristiaiic vite. »
f). Voici ce qu'il écrit tlans les 0pp. exeg. lai., V, it\'i : « Monacluis, monacha, sacrificulns, coelebs, omnes cog-itant : nos siimus paaperes, cœlilies, jejiinamiis, oramiis : ergo certo possidebinius regnum cœlorum. )> Naturellement l'on trouve ensuite la morale de l'apologue : « H;rc est Ismaelitica snperbia. » Il faudrait écrire des livres entiers si l'on voulait dresser la listeentière des reproches de ce genre.
336 l'importance relative de la chasteté
cieux ^ ». Ce n'esl là que la pure doctrine catholique, celle de S. Thomas, « qui reproduit toute la tradition de l'Eglise », comme aussi celle des autres docteurs. Et quelle est la conclusion de Luther ? Elle ressemble à son argumentation: parce que par leurs vœux les religieux ont /•<'/7/J /f Christ-, qu'ils ont voulu se mettre au-dessus de l'Evangile, ils ont été précipités dans l'abîme de l'erreur : ils sont les plus désobéissants, les plus riches et les plus impudiques des hommes, etc. 3. Il revient souvent sur ces idées, par exemple en 1022, où il les exprime en termes fort crus ; en ib-2~, où, dans un sermon, il dit contre ceux qui estiment et professent la virginité : « De tous ceux de cette catégorie qui sont dans le papisme, si on en faisait un tas, on n'en trouverait pas un seul à avoir gardé la chasteté jusqu'à quarante ans * ». // attribue à l'état religieux tout entier ce qui est le fait d'individus isolés ou d'une certcdne partie, et il s'en prend à l'institution elle-