‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 257 sur 290 · LE PREMIER LUTHER COM'UE LE SECOND · texte numérisé non relu

LE PREMIER LUTHER COM'UE LE SECOND

même. Est-ce là de la justice, et une conduite digne d'un chrétien !* VA S. Augustin ne disait-il pas : « A cause des jeunes filles qui sont mauvaises, ironsnous condamner celles qui sont bonnes et saintes de corps et d'àme ^ ?

Luther recourait là à un procédé que, peu de temps auparavant, il avait énergiquement stigmatisé, et précisément alors que déjà il parlait avec véhémence contre la corruption de l'Eglise. Il écrivait en i5i6 : (I Dieu n'abandonne aucun état au point de ne pas y conserver quelques membres bons et honnêtes, pour couvrir les hontes des autres. Ainsi les mauvaises femmes sont épargnées en raison des bonnes ; les bons prêtres protègent les mauvais; les moines indignes sont honorés à cause de ceux qui sont digues. Mais les hommes dépourvus de sens s'élèvent contre l'état tout entier, et comme s'ils étaient purs eux-mêmes au point de n'avoir aucune laclie, alors que par devant, par derrière et par dedans, ils ne sont qu'un champ de foire et une écurie à truies et à cochons 2. .> Et ces paroles tonitruantes ne lui suffisent pas : une page plus loin, il revient à la charge ; il est tellement indigné contre un si injuste procédé qu'il en arrive à écrire : « Ces splen-

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