P. iS/i*" , De même aussi le manuscrit de Zerbst
34<J MÉL VNCHÏHON Eï LV CONFESSION d'aLGSBOLRG
l'étal religieux est la perfection chrétienne, et qui a embrassé cet état devient parfait par là même ! Et aucun théologien piolestant ne s'aperçoit de celte absurdité. Jusqu'aujourd'hui, au contraire, sans rien dire contre elle, ils en ont fait le point de départ de leurs développements, àl'exemplede Mélanchthon luimême. C'est d'un plus grand effet contre l'Eglise catholique, et en outre c'est parfaitement luthérien, puisque Luther a déloyalemcnt attribué celte absurdité à l'Eglise ^.
Mais, d'après la Confessio/i, en quoi les moines font-ils consister la perfection chrétienne, celle qui est opposée à la « véritable » ? C'est dans le célibat, dans la mendicité ou dans un habit méprisable. En effet, c'est aux moines qu'on en veut quand on y dit : « La perfection chrétienne n'est pas dans le célibat, dans la mendicité on dans un habit méprisable- ». Il n'y a pas jusqu'aux plus élémentaires concei)tions catholiques qui ne soient mises à l'envers par la Confession (lu lalhéranismc. Mais, d'après cette Confession, quelle est donc la (( véritable » perfection chrétienne ? Sans doute la perfection de l'amour de Dieu qui, au dire de l'Ecriture, est le lien de la perfection, le plus grand et le premier des commandements ? Non : dans la déOnition de la perfection chrétienne que nous donne la Confession, on chercherait en vain la note qui la constitue réellenient et uniquement, je veux dire la perfection de la charité, vers laquelle tous
I. \'oir le cliii|)itre précétlent, \i. 3t i et suiv. ■j. P. i8i : (( \'era perl'ectio et vcnis ciiltus \)c\ non est in cœli- ]jatu ant mendicitate, aut vcslc sordlda. » \'oir Luther : Ed., 7, SS/j.