‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 28 sur 290 · XLII PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION · texte numérisé non relu

XLII PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION

il entend mal, il ajoute (p. 66) : « Pourquoi Denifle ne soulïle-t-il pas mot des longs développements du même Bernard sur la malédiction qui, depuis Eve, pèse sur toutes les femmes mariées ; sur les chaînes d'esclavage et le joug intolérable de l'état du mariage, développements par lesquels il cherche à attirer vers la vie monastique? » Or, outre que lus sans parti pris et dans leur contexte, ces passages donnent un sens tout différent de celui que Rolde y découvre, il aurait dû, lui, professeur d'histoire de l'Eglise, ne pas ignorer ce que savaient déjà Bellarmin et Mabillon ^, à savoir que l'écrit intitulé la vigne mystique, où se trouve le passage cité, n'est pas de saint Bernard, mais de saint Bonaventuve. Kolde aurait pu le voir, en consultant les œuvres de saint Bonaventuve -. Là, cet historien infatué de lui-même aurait appris en outre que cet écrit est fortement interpolé et que précisément le passage en question n'est pas de saint Bonaventure, mais d'un écrivain inconnu d'un âge postérieur "*.

kolde continue : « Dans l'œuvre de Denifle, pourquoi donc le lecteur ne trouve-t-il pas une autre citation de Bernard? Pour lui, si la femme n'est pas protégée par le cloître et consacrée à Dieu, alors c'est toujours le même revers de la médaille : il ne voit en elle que le véhicule de l'incontinence et il conclut : « Etre toujours avec une femme et ne pas avoir de rapports intimes avec elle, est, je crois, plus difficile que de

1. Ce dernier, dans l'édition dont s'est servi Kolde : Migne, Pair. Lat., t. i8/i, c. 635. — ho passage cité se trouve aux col. GijG-Gfiy, n. io/i et suiv.

■2. Edition Quaracchi, t. VIII, p. lïxj,

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