‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 27 sur 290 · XL PREFACE DE L\ SECO'DE EDITIOX · texte numérisé non relu

XL PREFACE DE L\ SECO'DE EDITIOX

Le lecteur de la première édition a pu constater qu'à plusieurs reprises, j'ai attaqué Ivawerau. Contre mes attaques, chacun a le droit de se défendre de son mieux, et Kawerau s'y emploie vaillamment. 11 s'intéresse môme à Knaake et à BuchwakL que j'avais fortement critiqués. Pourtant, au sujet de l'édition de Weimar, il admet Tensemblc de mes conclusions, ce qui fait grand honneur à son caractère et à sa science. Il est même reconnaissant et juste. A la page /iôa, il écrit que dans mon livre, on trouve çà et là « quantités d'indications précieuses, dues à la connaissance incomparable que Denifle ]:)0ssède de la littérature ecclésiastique de l'antiquité et du moyen âge; ces indications mettent sur la voie pour d'autres citations de Luther, trè.s difficiles à identifier ou à reconnaître. Presque à chaque page se révèle l'étendue et la solidité de la science de Denifle, en sorte que, pour maint détail de nos l'echerches sur Luther, nous trouvons ici de précieuses contributions. » '■ Si, dans le livre de Denitle, il y a quelque chose que j'accueille avec joie, écrit-il à la page 46o, c'est le service qu'il a rendu aux recherches sur Luther, par l'iiidication d'une série considérable de citations d'Augustin, de Bède, de Bernard, du bréviaire, de la liturgie, etc. )) Après cette page de Kawerau, je renonce à discuter avec lui sur les explications qu'il donne

KOLDE : SON IGNOUVNCE ET S\ FATUITE XLI

de ses erreurs, explications dont un grand nombre sont vraiment plausibles. Dans cette seconde édition, je laisse donc de côté mes remarques sur l'édition de Weimar.

Aucun autre critique protestant n'a pu, comme Kohler et KaAverau, s'élever à un degré d'impartialité relative envers mon œuvre. Moins que personne n'a su le faire celui que célébrait et prenait sous sa protection le directeur de l'enseignement supérieur, Althofl'. Je veux parler de Harxack. Je reviendrai bientôt à lui. Pour l'instant, je veux m'occuper d'un autre qui, par ses cris d'orfraie, est à peu près unique en son genre : c'est Kolde, qui professe lliistoire de l'Eglise à Erlangen^. Evidemment, dans une préface, je ne puis me perdre en détails; mais comme preuve de lignorance et de la légèreté de quelques-uns de mes critiques, ainsi que de la vaine arrogance avec laquelle ils ont conçu leur tâche, je veux simplement faire la liste des erreurs que ce grand professeur a accumulées en moins d'une page, dans six phrases de son écrit.

Aux pages 65 et suivantes, Koldc s'efforce de soutenir et même de renforcer contre moi la llièse du mépris de la femme au moyen âge. Après avoir cité de saint Bernard plusieurs passages que, du reste,

1. P. DePiifle, Lnlerarchwar des Papsles, seine Rcschiinp/iiny Luthers iind der evaiiyelischen Kirche, von D' Th. Kolilc. njo'i.

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