LVI PREFACE DE LA SECONDE EDIT
Pour juger la léfutalion de Waltheu, il suffît dcn connaîlic le titre liaineux et ridicule : u Le Luther de Denljle : un produit de la morale romaine ^ » L'on voit aussitôt que l'on a affaire à un ])amphlet et à un écrit diffamatoire. Je m'en occuperai donc quand j'en viendrai à parler des pamphlets luthériens au tem})S de la Réforme. Je n'ai pas à marrètei' non plus à l'écrit de Festeh - : c'est une production sans valeur. Les attaques d'HALSLErrEu ^ ont reçu une réponse, non seulement dans ma brochure *, mais ( ncore dans des articles de Pallus"".
Etant donnée l'altitude de mes adversaires, je dirai peu de chose de l'accueil fait à mn réplique ''. Je m'étais préparé à prendre ici position contre les ripostes des deux professeurs de théologie
critique acerlje dans le nouvel organe oUiciel de la Li.a:uo é\anf,'élique, Evangelischer Buiifl. mai kjio, p. 5o (X. du T.).
I. Déni fies Luther eine Aus'jehiirt rôinisclier Moral {i()o!i).
■2. Festeh, lieligionskrie(j iind Ceschichtswissenschaft. Eiii Mahnworl on das deutsche Volk aus AnUiss von Denijles a Luther », (igo'i).
'.i. Dans VAUfjemeine ZcUwvf, njoi, n. I4 et 5. Depuis, elles ont paru en tirage à part, sous le titre de Luther im n'imischcn L'rteiL Eine Stiidie ( 1 90 '1 ).
!i. Luther pour le rationaliste et pour le catholique, ch. II, § .'1, III ; éd. ail., p. 70 et suiv.
r>. Wissenschaftliche Beilaje, (Supplément scientifique) de la Germania, kjo.'i. n. 10. p. 77 et suiv. ; n. 12, p. g'i et suiv.
I). L'opuscule cité ci dessus : Luther in rationalistischer and chrisllicher Beleuchtunj {Luther pour le rationaliste et pour /•• catholique)
WALTHEH, FESTER, H VLSLEITER, HARNACK, SEEBERG LVII
Haunaciv et Seeberg. Dans un opuscule écrit directement à celle intention, je leur ai lancé un défi formel et public : j'y montrais jusqu'à l'évidence que leurs défenses contenaient les erreurs les plus graves; et cet opuscule ne se bornait peut-être pas à mettre en lumière ce que j'avais déjà dit, mais il renfermait encore un assez grand nombre cVidées nouvelles ; je ne pouvais m'attendre à ce que Harnack et Seeberg n'eussent pas le cœur de relever ce défi. Le nom de banqueroute que dans la conclusion de mon opuscule j'ai employé pour caractériser le résultat des études des protestants sur Luther et spécialement le résultat des études de Harnack et de Seeberg, ce mot n'en répond donc désormais que davantage à la réalité.
Jusqu'à un certain point, il est vrai, ces messieurs ont répondu. Voici l'explication de Harnack : « Denitle vient de publier un opuscule intitulé: Luther pour le rationaliste et pour le catholique. Discussion de principes avec Harnack et Seeberg. Dès lors qu'il ne relire pas l'accusation de mensonge qu'il avait portée conlre moi, mais qu'au contraire, il la reprend d'une manière inqualifiable (p. 40), je n'ai plus à avoir affaire avec ce Monsieur. Quand il aura expressément retiré son accusation, je répondrai aux questions scientifiques qu'il m'a posées '. »