ABRÉVIATIONS
Epitre aux Romains, ou Commentaire sur l'épître aux Romains signifie le Commentarius D. M. Lutlieri m epislolani Pauli ad Romanos ex aiitographo descriptus. Cod. Palat. lat. 1826. de la Bibliothèque du Vatican. Ce travail important est de l'année i5i5-i5iG. M. Ficker, professeur à Strasbourg., qui en a parlé le premier, doit le publier dans l'édition de Weimar, comme on l'y a annoncé à maintes reprises ^.
Le Cod. Pal. lat. 1825 renferme le Commentaire de Luther sur V Epitre aux Hébreux, 1017, son Commentaire sur la pre-
I. Avant cette liste d'abréviations, l'édition allemande a une page d'additions el corrections. Nous les avons mises en leur lieu au cours da l'ouvrai^e avec la mention : « Note tirée de l'Erratum. » (N. d. T.)
a. Cette publication a paru en 1908 : Anfûnye reformalorisclier Bibelaiislegiing, heraiisgcgebcn von Joliannes Ficker. — Erster Band : Latliers Vorlesnng iiher den Romerbrief 1515-1516. (Leipzig, 1908). Ce n'est qu'iuic édition préliminaire, que P'icker a voulu donner avant l'édition déllnitive, qui paraîtra dans l'édition de Weimar : voir Préface, p. xin et suiv.
Dans les notes de notre traduction, nous mettons les renvois à cette publication à côté de ceux de Denille au manuscrit du Vatican, et nous donnons le texte de Ficker au lieu du texte de ce manuscrit. Du reste, la copie dont Deniilc s'était servi avait été faite avec le plus grand soin (Ficker, I. p. xxviu); aussi, entre le texte de Ficker et celui de Denitle, il n'y a que des divergences absolument sans importance. ÇS. d. T.).
LXXIV ABREVIATIONS
inière Epître de saint Jean. etc. Dans le cours de cet ouvrage, l'on indique toujours la partie dont il s'agit.
Weim. signifie l'édition de Weimar, édition critique des œuvres de Luther, publiée à Weimar (iSSS-igoS). Elle va jusqu'en 1029, mais des volumes intermédiaires ne sont pas encore i^ubliés. Jusqu'à présent ont paru lestomesi-9; 1 1-16 ; 19, 20 ; 23-2 0 ; 27, 28 '.
Erl. signifie l'édition des œuvres allemandes de Luther publiées à Erlangen, et qui comprend 67 volumes. Je cite les vol. I à lô dans la seconde édition. Lorsque par exception je le fais aussi jjour les tomes suivants, j'ai toujours soin de le noter.
Souvent l'on compte aussi comme de l'édition d'Erlangen les 28 petits volumes d'Opéra exegetica latina, le Commentarius in epist. ad Galatas (éd. Irmischer) en 3 petits volumes et les petits volumes d Opéra varii argiunenti.
De Wette = D^ Martin Liithers Briefe, Sendscfireiben und Bedenken mit Supplément von SEmEMANK, six volumes (i825i85Cj.
Enders = Z)"^ Martin Lnlhers Briefivechsel, éd. Erlangeu- Francfort-Galw (1884-1903). Jusqu'à présent elle contient dix volumes qui vont jusqu'au 17 juillet i536 ^. Pcwir les années suivantes, l'on doit se servir de De Wette. qui du reste est le seul à donner les lettres allemandes.
Les titres des autres ouvrages seront donnés dans les notes.
1. Depuis 1908, d'autres volumes ont paru. L'édition comprend aujourd'hui les 87 premiers tomes, sans autres lacunes que les t. X, partie I, 2° section, WI-XXU, XXXI, XXXV. Les volumes se suivent désormais à de brefs intervalles (N. d. T.)
:!. Un Xr volume a paru en i<)<i7. 11 va jusqu'au 3i août id38. (X. d. T.)
Depuis longtemps, à côté de mes travaux sur l'Université de Paris et sur la désolation des églises et des monastères de France pendant la guerre de Cent Ans, je poursuivais des recherches sur la décadence du clergé séculier et du clergé régulier au xv° siècle. Dans ces recherches, comme dans toutes celles que j'avais faites précédemment, rien n'était plus loin de ma pensée que Luther et le luthéranisme. Sans idée préconçue, je m'intéressais uniquement à l'étude des deux tendances qui, du moins en France et en Allemagne, se manifestaient depuis le xiv' siècle : la tendance vers la décadence et la ruine, dans une grande partie du clergé séculier et du régulier, et, en sens opposé, le courant de relèvement moral et de rénovation. C'est vers la première de ces tendances que mon attention se tournait de préférence. Par ces études, je ne faisais que reprendre des recherches, commencées il y a envi-
ron vingt-cinq ans, sur la réforme de l'ordre dominicain au XV' siècle.
Plus je suivais dans sa marche le courant de la décadence, plus j'étais porté à me demander quel en était le véritable caractère, ce qui le distinguait avant tout. Une fois que j'eus trouvé les éléments communs aux deux directions, la réponse fut facile. Les deux courants, celui de la décadence et celui du relèvement, procèdent de notre nature, c'est-à-dire de la partie inférieure et de la partie supérieure dont saint Paul décrit les luttes dans son épître aux Romains. En effet, cette lutte ne se déchaîne pas seulement dans chaque individu, elle apparaît aussi dans l'humanité tout entière.
La caractéristique de la décadence était le laisser aller, l'horreur de tout effort et cet aveu traduit dans la pratique de la v'e : (( Je ne puis pas résister. » La loi était regardée comme un fardeau et un obstacle ; par dessus tout, le précepte « Tu ne convoiteras pas » paraissait absolument impraticable, et l'on se conduisait en conséquence. Ces principes étaient plutôt traduits en pratique que formulés en théorie. Malgré les vœux prononcés, malgré la fidélité jurée à Dieu et à son Eglise, celui qui était dans ce courant obéissait sans résistance à sa nature corrompue, surtout pour ce qui touchait au précepte dont je viens de parler. Pourtant, ces désordres ne se produisaient pas en vertu d'un mot d'ordre; ils ne venaient pas de la