Erl., 5o, i5i-i5i
.3. Ed.. II, 2i8.
h. Erl., i'->. Go.
5. Lehrbuch der Dogrnengeschichte. 3' éd., III. p. âaS. note.
(j. Ramische uiid evangelisehe Siltlichkeit. a' éd.. igor ; p. 5o.
représentent la pratique des bonnes œuvres comme une sainteté mensongère, et en viennent peu à peu à la faire passer pour un obstacle au salut éternel ? Quand ils prêchaient que dormir et ne rien faire est le travail des chrétiens 1 ; quand ils tournaient en dérision tous les prêtres, les religieux et les laïques qui avaient de la piété; qu'ils les condamnaient uniquement à cause de leurs bonnes œuvres, ces maîtres pouvaient-ils être appelés même des « demi-chrétiens?'^ » Non ; c'aurait été pour eux une expression encore trop louangeuse : ils étaient le rebut de l'humanité ; il n'était plus possible d'aller plus loin.
Le comble est que finalement ces hommes se posaient en saints, dignes de prendre au ciel la place de saint Pierre et de saint Paul. Bien loin de se regarder comme des saints, les concubinaires du xv' siècle avaient conscience de leurs péchés, qui, en eftet, ne méritaient assurément pas le ciel pour récompense. Les gaillardsdu xvi' siècle ne connaissaient pas ces pudeurs. Eux aussi, ils reconnaissaient bien qu'ils étaient pécheurs, pour d'autres raisons du reste ; pourtant, ils ne laissaient pas que d'enseigner par la bouche de leur maître^: «Nous sommes tous saints; maudit soit